Remaniement au conseil d’administration de l’empire sportif MLSE
Selon des informations du Globe and Mail, une bataille se dessine entre différents membres du conseil d’administration de Maple Leaf Sports and Entertainment (MLSE), le conglomérat qui compte les Maple Leafs et les Raptors de Toronto comme joyaux dans leur couronne. Selon le Globe and Mail, la vice-présidente du conseil d’administration de Rogers Communications Inc., Melinda Rogers-Hixon a remis sa démission du conseil d’administration de MLSE.
Melinda Rogers-Hixon exits Maple Leaf Sports and Entertainment board amid ownership skirmish https://t.co/VqIPF7cAaz
— The Globe and Mail (@globeandmail) October 3, 2023
La nouvelle n’a pas été confirmé publiquement, mais le nom de madame Rogers-Hixon a été doucement retiré de la liste des administrateurs et remplacé par l’avocat David Miller (rien à voir avec l’ancien maire de Toronto). Monsieur Miller est un avocat du droit des affaires qui se spécialise en fusion et acquisition. Jusqu’en décembre 2018, il était le chef des affaires juridiques de Rogers Communications Inc. Il agit maintenant comme « conseiller spécial » du PDG de Rogers Communications Inc.

Lorsqu’on analyse attentivement la liste des administrateurs de MLSE, chaque membre représente les intérêts d’un des 3 actionnaires principaux. Les deux actionnaires qui contrôlent une majorité des parts de MLSE sont les géants des télécommunications BCE et Rogers qui se partagent également 75% des actifs (37,5% chacun) du conglomérat alors que Larry Tanenbaum détient l’autre 25% par l’entremise de sa compagnie Kilmer Group.
Un article du Toronto Star rapportait l’été passé qu’à titre d’actionnaires majoritaires, BCE et Rogers détiennent le premier droit de refus dans l’éventualité où Larry Tanenbaum veut vendre ses parts de MLSE. Selon l’article du Star, au lieu d’offrir ses parts à BCE et Rogers, M. Tanenbaum veut vendre une partie de ses parts dans MLSE au fonds de pension des employés municipaux de l’Ontario (Ontario Municipal Employees’ Retirement System) (OMERS) pour 400 millions de dollars.
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L’offre d’OMERS estime la valeur totale de MLSE à 8 milliards de dollars. BCE (Bell) et Rogers ont acheté une participation de 79,5 pour cent dans MLSE en décembre 2011 pour 1,32 milliard de dollars auprès du Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l’Ontario. Une décennie plus tard, si on se fie à l’offre d’OMERS, la valeur des parts de BCE et Rogers dans MLSE auraient plus que quadruplé.
En juillet dernier le Toronto Star rapportait que le porte-parole de la NBA, Mike Bass, avait déclaré que la ligue surveillait la situation, après avoir approuvé l’accord le mois précédent. « Nous surveillons la situation. Le Conseil des gouverneurs de la NBA a approuvé la transaction de MLSE (Tanenbaum) en juin », a déclaré Bass dans un courriel cité par le Toronto Star.
Un porte-parole de la Ligue Nationale de Hockey – qui a également approuvé l’accord en juin – a refusé de commenter. Rogers, Kilmer Group et OMERS ont également tous refusé de commenter.

Toutefois l’ancien PDG et président de MLSE, Richard Peddie, a déclaré que la LNH et la MLS surveillent probablement également cette situation inhabituelle. « Larry (Tanenbaum) bénéficie d’un grand soutien de la part des commissaires (de la NBA et LNH) », a-t-il déclaré. « Il est président du conseil d’administration de la NBA et il a bâti de très bonnes relations avec Gary Bettman au fil des ans ».
Peddie a ajouté qu’il y a également de nombreuses raisons pour que les ligues – et les autres propriétaires d’équipes – soient en faveur de l’accord de Tanenbaum avec OMERS.
« Les ligues veulent que cet accord soit conclu », a-t-il déclaré au Toronto Star en juillet. « Cet accord signifie que MLSE vaut 8 milliards de dollars, et c’est bon pour la valeur de toutes les autres franchises ».
Il n’est pas clair si BCE et Rogers ont renoncé à leur premier droit de refus d’acheter les parts de Tanenbaum dans MLSE.
Selon Peddie, cela signifie que BCE, Rogers, Tanenbaum et OMERS pourraient être confrontés à des litiges. « Je pense que cela finira probablement devant les tribunaux ».
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