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Raptors éliminés en 7 : une défaite cruelle, mais un avenir prometteur à Toronto

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« Un avenir prometteur » disent les partisans des Raptors suite à la défaite face aux Cavaliers lors du 7e match.

Le revers de 114-102, dans l’atmosphère hostile de Cleveland le dimanche 3 mai, met un terme à une saison marquée par une progression nette à tous les niveaux. Par rapport à l’an dernier, Toronto a gagné 16 matchs de plus, passant de la 11e à la 5e place dans l’Est, une remontée qui en dit long sur la trajectoire de l’équipe.

Privés de joueurs clés comme Immanuel Quickley et Brandon Ingram, les Raptors ont refusé de plier. Ayant perdu les deux premiers matchs à Cleveland sans Quickley, ils ont trouvé une façon de combler le déficit en se nourrissant de l’énergie contagieuse de leurs partisans. Ils ont forcé un match ultime grâce à un tir de trois points de RJ Barrett dans les dernières secondes du sixième match. Ce panier de trois points in extremis a ravivé, chez les partisans, le souvenir du tir mythique de Kawhi Leonard face aux 76ers en 2019, en route vers un premier championnat.

Qu’il soit diminué par des maux de dos ou simplement rattrapé par l’intensité des séries, Jakob Poeltl a eu du mal à masquer ses limites. C’est là que les choses deviennent vexantes. Rien n’obligeait les Raptors à lui accorder une prolongation l’été dernier. Il lui restait encore deux ans de contrat, au terme d’une saison honnête, sans plus; celle d’un pivot titulaire fonctionnel, mais interchangeable. Aujourd’hui, cet engagement est un boulet de 104 millions jusqu’en 2029-2030.

En défensive, ses bévues forcent Scottie Barnes, Collin Murray-Boyles et Sandro Mamukelesvilli à manger des bouchées doubles et couvrir plus de terrain qu’ils ne le devraient. Dans ce contexte, sécuriser l’avenir de « Mamu » devrait être LA priorité estivale.

PHOTO: Sandro Mamukelashvili apporte une profondeur à l’attaque et à la défensive des Raptors.

En attaque, l’absence de Quickley s’est fait sentir, mais c’est surtout la discrétion de Brandon Ingram sur la feuille de pointage qui a pesé. Sa capacité à créer dans les espaces restreints, à ralentir le jeu pour mieux le contrôler, a cruellement manqué.

Après l’élimination, il a révélé une blessure au talon que les partisans soupçonnaient et qui l’a empêché de participer aux matchs numéro 6 et 7 contre les Cavaliers.

PHOTO: Après l’élimination, Brandon Ingram a révélé une blessure au talon que les partisans soupçonnaient.

« C’est un problème que je traîne depuis un certain temps ; la douleur est revenue en mars, je n’ai pas eu assez de temps pour me reposer, car je voulais absolument me qualifier pour les séries éliminatoires », a déclaré Ingram.

À part une saison recrue à 79 matchs, Brandon Ingram n’avait jamais dépassé les 64 rencontres en dix ans de carrière, jusqu’à cette année, où il en a disputé 77, son plus haut total depuis ses débuts. Mais son historique de blessures l’a rattrapé au pire moment.

Est-ce CMB va continuer de prendre du galon?

Les Raptors entament l’été avec une dynamique positive. En un peu plus d’un an, une nouvelle fondation s’est mise en place : Barnes, Ingram et Murray-Boyles.

Le soir du repêchage de 2025, peu de regards étaient tournés vers Collin Murray-Boyles. Beaucoup voyaient en Khaman Maluach, un pivot de 2,16 m qui jouait aux côtés de Cooper Flagg à l’Université Duke comme l’option la plus logique pour solidifier la raquette et éventuellement remplacer Poeltl.

Lorsque Toronto a choisi Murray-Boyles au neuvième rang, les réactions ont été partagées. Aujourd’hui, les partisans l’appellent affectueusement CMB.

PHOTO: La recrue Collin Murray-Boyles a impressionné durant toute la saison.

« Avoir cinq mois pour progresser va me donner le temps de travailler sur beaucoup de choses », a-t-il expliqué, déjà tourné vers sa deuxième saison professionnelle « Mon objectif, c’est d’être meilleur la saison prochaine », a déclaré Murray-Boyles lorsqu’interrogé sur le bilan de sa première saison complète dans la NBA.

Durant la saison régulière, Collin Murray-Boyles s’est progressivement imposé, affichant des moyennes de 8,5 points, 5 rebonds et 1,9 passe, avec une efficacité remarquable au tir (57,9 %). Titulaire à 22 reprises en 57 matchs, il a su surmonter les blessures et démontrer sa valeur des deux côtés du terrain.

PHOTO: L’an prochain, Scottie Barnes, Collin Murray-Boyles et Brandon Ingram auront à faire face au poids des attentes élevées des partisans.

La différence aujourd’hui, c’est que les partisans n’attendaient rien de lui. L’an prochain, Murray-Boyles et Brandon Ingram auront à faire face au poids des attentes élevées des partisans.

Les Raptors ont amorcé la saison et les séries avec l’innocence de la jeunesse, portés par la liberté des équipes sans attentes. L’élimination en sept matchs face à Cleveland est un accélérateur. Elle oblige Toronto à regarder plus loin et surtout, à passer à l’étape supérieure.

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