Prolongation de contrat de huit ans pour William Nylander à Toronto
Contrairement à son père Michael qui a porté l’uniforme de sept équipes différentes au cours de sa carrière dans la Ligue Nationale de Hockey, William Nylander pourrait passer toute sa carrière dans l’uniforme des Maple Leafs de Toronto. Nylander vient de signer une prolongation de contrat de huit ans d’une valeur de 92 millions de dollars. L’entente lui rapportera en moyenne 11,5 millions de dollars par saison.
Le nouveau contrat de Nylander entre en vigueur l’an prochain. Le site CapFriendly présente les détails sur une base annuelle.
William Nylander #LeafsForever
— CapFriendly (@CapFriendly) January 8, 2024
$11.5M x 8 max-term extension
Breakdown:
Yr 1: 3.5M base + 10M SB
2: 3.5M + 10M SB
3: 1M + 11.5M SB
4: 1M + 10.5M SB
5: 6M + 5M SB
6: 6M + 5M SB
7: 1M + 9M SB
8: 1M + 8M SB
Represented by Lewis Gross of @SPMsportshttps://t.co/hE8Mzn9uaZ
Mine de rien, William Nylander devient le quatrième attaquant des Leafs à toucher un salaire annuel de 11 millions ou plus. En août dernier Auston Matthews a signé une prolongation de contrat de quatre ans d’une valeur annuelle de 13,25 millions de dollars. John Tavares et Mitch Marner écoulent l’avant-dernière année de contrats qui les paient 11 millions de dollars chacun. L’an prochain Nylander fera partie des 5 joueurs les mieux payés de la LNH, tout juste derrière Auston Matthews Nathan MacKinnon, Connor McDavid, Artemi Panarin et Erik Karlsson.
Pour créer, raconter et inspirer, explorez le programme
Impact Médias Jeunesse.


Est-ce que William Nylander fait véritablement partie de l’élite du circuit Bettman? Au moment de l’écriture de ces lignes, Nylander occupe le 5e rang des compteurs de la LNH derrière Kucherov, MacKinnon, Panarin et Pastrnak avec 54 points en 37 matchs, en route vers une saison de 120 points, de loin sa meilleure en carrière. L’année dernière, il a terminé au 20e rang des compteurs de la LNH avec 87 points et 80 points en 2021-2022.
Depuis qu’il a été sélectionné au huitième rang par Toronto au repêchage de 2014, Nylander a récolté 484 points (198 buts, 286 passes) en 558 matchs en saison régulière, ainsi que 40 points (17 buts, 23 aides) en 50 rencontres en séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

Les athlètes professionnels atteignent souvent des nouveaux sommets en carrière lorsqu’ils sont sur le point de renégocier leur contrat. L’attaquant de 27 ans écoule cette saison la dernière année d’un contrat de six ans d’une valeur de 41,4 millions $ (moyenne annuelle de 6,9 millions $) qu’il avait accepté le 1er décembre 2018. Nylander aurait pu devenir joueur autonome sans compensation, l’été prochain. Comme dans le cas d’Auston Matthews, les Leafs ne voulaient pas courir le risque de le perdre sur le marché des joueurs autonomes.
Depuis l’embauche de Brendan Shanahan à titre de président des Maple Leafs en 2014, l’équipe ouvre le carnet de chèque avec abandon lorsque vient le temps de payer ses étoiles. Lors de la dernière négociation de contrat de Nylander en 2018, Shanahan lui avait recommandé à mots couverts de contrôler sa gourmandise. Shanahan qui a remporté 3 coupes Stanley avec les Red Wings estimait qu’en signant des contrats « raisonnables » Detroit a été en mesure d’ajouter des pièces importantes à leur alignement pour bâtir une dynastie.
This is Maple Leafs president Brendan Shanahan from opening night 2018. William Nylander was in the middle of his first negotiation. Shanahan spoke about the importance of taking less money for the greater good.
— Sid Seixeiro (@Sid_Seixeiro) January 7, 2024
In hindsight one of the funnier clips in Maple Leafs history. pic.twitter.com/dNanpkcnxF
L’ironie c’est qu’en 10 ans à la tête des Maple Leafs, Shanahan a remporté une seule ronde en séries. À titre de comparaison, le défenseur Jon Merrill a remporté plus de rondes des séries durant son bref passage dans l’uniforme des Canadiens de Montréal que Shanahan depuis 2014. Nylander a beaucoup de talents offensifs, mais il n’est pas le type de joueur qui bloque des tirs ou administre de violentes mises en échec pour changer l’allure d’un match en séries. Par exemple, lors d’un match éliminatoire contre le Lightning de Tampa Bay le printemps dernier l’entraîneur-chef Sheldon Keefe avait réduit à 14 minutes le temps de glace de Nylander parce qu’il n’aimait pas son jeu.
Est-ce que les Maple Leafs peuvent se permettre d’utiliser Nylander avec parcimonie en séries avec un contrat de 11,5 millions de dollars? À part Nathan MacKinnon, aucun joueur gagnant 11 millions ou plus n’a jamais remporté la coupe Stanley.
Avec la prolongation de contrat de Nylander,
— RDS (@RDSca) January 8, 2024
62% de la masse salariale des Leafs
sera occupée par 5 joueurs en 2024-25…
Matthews (13,25M$)
Nylander (11,5M$)
Tavares (11M$)
Marner (10,9M$)
Rielly (7,5M$)
Il restera donc 33 547 000 pour 18 joueurs😳

Avec la prolongation de contrat de Nylander, 62% de la masse salariale des Leafs sera occupée par 5 joueurs en 2024-25. Il restera donc 33,5 millions pour embaucher 18 joueurs! C’est ça le cœur du problème des Leafs. Les 4 piliers en attaque grugent la moitié de la masse salariale. C’est généralement la défensive et les joueurs de soutien de qualité qui font la différence en séries. Les Leafs n’ont tout simplement pas la flexibilité financière boucher les trous béants dans leur alignement, notamment devant les filets et en défense.
Malgré son expérience à Detroit, l’embauche de 3 directeurs généraux différents (Lamoriello, Dubas et Treliving) Shanahan continue de miser sur quatre piliers en attaque sans jamais changer de cap et sans jamais remettre en question sa stratégie pour ramener la Coupe Stanley à Toronto. Si Nylander continue de produire comme il l’a fait au cours des 3 dernières saisons et si le plafond salarial continue d’augmenter, alors le nouveau contrat de Nylander pourrait se justifier. Toutefois, si les Leafs se font éliminer en première ou deuxième ronde des séries, il y en aura plusieurs qui réclameront la tête de Shanahan et la mise en œuvre d’une nouvelle stratégie.




