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LNH

Maple Leafs et Oilers : Des équipes semblables aux antipodes

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Nous voici déjà à cette période de l’année où nos amis américains viennent de célébrer l’Action de grâce pendant qu’au Canada les amateurs de hockey regardent plus attentivement le classement de la LNH pour voir quelles équipes ont des chances de participer aux séries éliminatoires. Cette période de l’année est particulièrement significative. Depuis la saison 2005-06, 77.5% des équipes en lice pour une place en séries éliminatoires autour de l’Action de grâce américaine finissent par se qualifier. Bref, si la tendance se maintient les Leafs devraient se qualifier alors que les Oilers d’Edmonton risquent de jouer au golf dès l’arrivée du printemps.

C’est une bonne nouvelle pour les partisans des Leafs, mais une horrible nouvelle pour les fans des Oilers. Compte tenu que Connor McDavid est présentement l’attraction numéro un de la LNH, le circuit Bettman pourrait souffrir de son absence surtout à un an du renouvellement de son contrat de télévision avec Rogers Communications. En novembre 2013, Rogers a annoncé avoir conclu un accord de 12 ans pour les droits nationaux des matchs de la LNH d’une valeur de 5,2 milliards de dollars.

Dans l’Ouest, les Oilers ont été éliminés en 2e ronde par Vegas, les éventuels vainqueurs de la Coupe Stanley, alors que dans l’Est les Leafs ont été éliminés en 2e ronde par les Panthers qui ont perdu en finale face aux Golden Knights. Ce qui se passe à Edmonton depuis le début de la saison est tout simplement ahurissant. Toutes choses étant égales, les partisans des Leafs et des Oilers devraient se détendre et profiter du spectacle jusqu’au début des séries en avril.

Chaque semaine qui passe, les Oilers essaient de conjurer le mauvais sort. Après avoir congédié l’entraîneur-chef Jay Woodcroft plus tôt ce mois-ci, ils ont remporté quelques victoires, puis ont enchaîné avec des défaites consécutives contre le Lightning et les Panthers. Dans les deux cas, ils ont bousillé une avance de 2 buts.

PHOTO: Les Oilers ont congédié l’entraîneur-chef Jay Woodcroft après que l’équipe n’ait remporté que trois de ses 13 premiers matchs cette saison. Darryl Dyck/Presse Canadienne.

« Il nous reste beaucoup de matchs, mais évidemment, la piste devient de plus en plus courte chaque jour », a déclaré le défenseur Mattias Ekholm après la défaite contre la Floride. Le mercredi 22 novembre, cette piste s’est rétrécie une fois de plus après une cuisante défaite de de 6 à 3 contre les Hurricanes de la Caroline. Sans vouloir être superstitieux la blessure de Darnell Nurse durant la période d’échauffement était peut-être un mauvais présage et à l’image du début de saison chancelant de l’équipe.

Le moteur de l’attaque des Oilers a besoin d’huile

En date du 23 novembre, ceux que les médias de Toronto appellent le « Core Four » (Matthews, Marner, Tavares et Nylander) avaient déjà marqué 38 des 62 buts de l’équipe, tandis que les quatre piliers en attaque des Oilers (McDavid, Draisaitl, Nugent-Hopkins et Kane) avaient collectivement 23 des 50 buts de leur équipe. Depuis son retour dans l’alignement pour la Classique Héritage contre Calgary après avoir raté deux matchs en raison d’une blessure, Connor McDavid a glissé au cinquième rang des compteurs des Oilers (en date de 23 novembre). Vous avez bien lu. Cinquième.

Pour résumer le tableau, l’attaque des Leafs a réussie à pallier ses lacunes défensives, alors que celle des Oilers connait des ratés. Avec une structure salariale similaire à celle des Leafs qui priorisent quatre piliers en attaque, les Oilers n’ont pas l’espace ou la flexibilité nécessaire sous le plafond salariale pour faire un échange majeur. Pour donner un coup de barre, le 12 novembre les Oilers ont nommé Kris Knoblauch entraîneur-chef. Knoblauch a dirigé la star des Oilers Connor McDavid pendant trois saisons avec les Otters d’Erie de la Ligue de hockey de l’Ontario. Si on lit entre les lignes, la priorité de l’organisation c’est de garder McDavid à Edmonton le plus longtemps possible.

PHOTO: C’est maintenant ou jamais pour l’ère du duo McDavid-Draisaitl à Edmonton.

C’est maintenant ou jamais pour l’ère du duo McDavid-Draisaitl à Edmonton. Après la défaite contre les Hurricanes les Oilers avaient 11 points au classement avec un pourcentage de victoires de 0,306 en 18 matchs. Pour atteindre 95 points, ce qui est généralement nécessaire pour obtenir une place en séries, les Oilers devraient accumuler un pourcentage de victoires d’environ 0,656 – ou remporter environ 42 de leurs 64 derniers matchs. Ce n’est pas impossible, mais certainement improbable.

Si les Oilers sont exclus des séries, ça pourrait forcer la direction à effectuer des changements majeurs l’été prochain. Échanger Leon Draisaitl vient en tête de lice. Draisaitl écoulera l’an prochain la dernière année de son contrat et l’équipe ne peut se permettre de le perdre sur le marché des joueurs autonomes sans obtenir quelque chose en retour. L’été suivant, McDavid pourrait se retrouver exactement dans la même situation que Draisaitl.

En langage populaire on dit que la définition de la folie c’est de tenter la même chose en espérant des résultats différents. Est-ce que McDavid va vouloir signer une prolongation de contrat pour rester à Edmonton? Wayne Gretzky a pris la route de Hollywood en 1988. Trois ans plus tard, Mark Messier a pris la direction de Broadway. À l’aube du renouvellement du contrat de télévision de la LNH, McDavid et Draisaitl ont beaucoup plus de valeur pour la ligue dans de gros marchés américains. N’en déplaise aux partisans des Oilers, un démantèlement de l’alignement actuel risque de se produire s’ils ne sont pas en mesure de redresser la situation. L’embauche de Kris Knoblauch derrière le banc ne fait que ralentir un processus déjà enclenché.

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