L’optimisme prudent des Blue Jays à l’aube de la saison 2025
Les négociations contractuelles de Vladimir Guerrero Jr. ont éclipsé l’arrivée de nouveaux visages au camp d’entrainement des Blue Jays. Même si leur dossier de 15 victoires, 10 défaites (0,600) dans la ligue des Pamplemousses (en date du 20 mars) doit être pris avec un grain de sel, il apporte une bonne dose d’optimisme.

Dire que la saison 2024 a été un décevante serait un sous-entendu. Au lieu décrocher une troisième participation consécutive aux séries éliminatoires, les Jays ont terminé au dernier rang de la Division Est de la Ligue Américaine, avec un dossier de 74 victoires et 88 défaites, 14 matchs sous la barre des 0,500.
À juste titre, le directeur général Ross Atkins est devenu le souffre-douleur des partisans. Après être revenu bredouille de la saga Shohei Ohtani, les Blue Jays ont été inactif sur le marché des joueurs autonomes. À son crédit, Atkins n’est pas resté assis sur ses lauriers cet hiver après que le voltigeur vedette Juan Soto ait accepté un contrat des Mets à titre de joueur autonome. Les signatures et transactions d’Atkins devraient au moins remettre l’équipe sur les rails dans la division la plus coriace du baseball majeur.

Rotation des lanceurs partants
- Droitier Kevin Gausman
- Droitier José Berríos
- Droitier Chris Bassitt
- Droitier Max Scherzer
- Droitier Bowden Francis
Droitier Alek Manoah
Droitier Yariel Rodriguez
La première chose qui saute aux yeux dans la rotation c’est l’absence d’un lanceur partant gaucher suite au départ de Yusei Kikuchi. Le triple lauréat du trophée Cy Young et huit fois sélectionné le l’équipe d’étoiles, le vétéran lanceur « Mad » Max Scherzer prendra en quelque sorte la place de Kikuchi après avoir signé un contrat d’un an d’une valeur de 15,5 millions de dollars. Scherzer est incontestablement l’un des meilleurs lanceurs des ligues majeures de la dernière décennie.

À 40 ans sa blessure au pouce au camp d’entrainement soulève déjà des questions sur sa fiabilité à l’aube de sa 18e saison dans les majeures. Les Jays pourraient être contraints de repenser leur stratégie en cours de route. Le reste de la rotation va continuer de reposer sur Kevin Gausman, José Berrios, Chris Bassitt et Bowden Francis. Alek Manoah demeure un gros point d’interrogation. L’absence de Scherzer pourrait paver la voie à Yariel Rodriguez qui a été relégué à l’enclos des releveurs.
Andrés Giménez en renfort à l’avant champ
Les Jays ont fait l’acquisition d’Andrés Giménez, trois fois récipiendaire d’un Gant d’or, pour remplacer Cavan Biggio échangé en fin de saison. À 26 ans Gimenez est l’un des meilleurs joueurs de champ intérieur défensifs du baseball.

À part l’arrivée de Giménez, il n’y a pas de réelles surprises au champ intérieur. Vladimir Guerrero Jr. sera au premier but, Bo Bichette à l’arrêt-court, Ernie Clement au troisième but. Clement était parmi les finalistes pour le Gant d’or à ce poste l’an dernier après s’être battu pour une place dans l’alignement au camp d’entrainement précédent. Addison Barger pourrait être son substitut.

Derrière le marbre la situation des Jays est unique. L’équipe a donné un vote de confiance à Alejandro Kirk en échangant Danny Jansen à la date limite des transactions de 2024. Pour passer à travers 162 matchs Kirk sera appuyé par Tyler Heineman.
Daulton Varsho pour patrouiller le champ centre
Au champ centre les Jays comptent sur le lauréat du Gant d’or de la Ligue américaine. Daulton Varsho, qui se remet d’une opération de la coiffe des rotateurs droite, n’a pas jouer en défensive jusqu’à maintenant, mais a fait bonne impression au bâton comme frappeur désigné.

Anthony Santander devrait être frappeur désigné et jouer au champ gauche alors que George Spring devrait être au champ droit. La signature de Santander est une excellente nouvelle pour les Jays qui ont terminé au 13e rang de la Ligue américaine pour les circuits frappés en 2024. Au cours des trois dernières saisons Santander a frappé 17 circuits de plus que Vladimir Guerrero Jr. Vladdy est le seul membre des Jays à avoir frappé plus de 20 circuits l’an passé.
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Springer amorce la cinquième année d’un contrat de six ans d’une valeur de 150 millions de dollars. Sa moyenne au bâton de 0,107 en 12 matchs printaniers n’incite pas à l’optimisme, mais Springer ne semble pas inquiet. « Je me sens vraiment bien », a déclaré Springer le 18 mars. « Pour moi, c’est le processus qui compte. Bien sûr, tout le monde aimerait voir la balle toucher le gazon, mais pour ma part, je travaille sur l’aspect mécanique ». Si Springer retrouve la forme des beaux jours, les Blue Jays pourraient nous surprendre cette saison.



