L’ex-Raptor Pascal Siakam mène les Pacers à la finale de la NBA
Pour la deuxième fois de sa carrière Pascal Siakam retourne en finale de NBA, cette fois-ci dans l’uniforme des Pacers de l’Indiana et avec le titre de joueur par excellence de la Conférence de l’Est. Le basketball est à l’Indiana ce que le hockey est au Canada. Lorsque Siakam a soulevé le trophée Larry Bird aux côtés de Reggie Miller au Gainbridge Fieldhouse, le jeune Camerounais est entré à jamais dans la riche mythologie du basketball de l’état.

Siakam a brillé dans une victoire convaincante de 125-108 contre les Knicks de New York le samedi 31 mai lors du sixième match de la série. Il a maintenu une moyenne de 24,8 points par match, cinq rebonds et 3,5 passes décisives, avec un taux de réussite aux tirs de 52,4 %. Il a terminé le match avec 31 points, méritant cinq des neuf votes des médias pour le titre de joueur par excellence de la série. Son coéquipier Tyrese Haliburton a récolté les quatre autres.
« J’ai une confiance absolue en mes coéquipiers », a lancé Siakam sur le terrain. « Quand on tire de l’arrière, on trouve toujours une façon de gagner. Ce soir encore, on l’a prouvé, » a-t-il déclaré.

Deux fois étoile de la NBA, couronné champion en 2019, Siakam était la force tranquille des Raptors. Le mercredi 17 janvier 2024 les Raptors l’ont échangé aux Pacers en retour de Bruce Brown, Jordan Nwora, le meneur Kira Lewis, deux choix de premier tour en 2024 et une sélection de premier tour en 2026. C’était la fin du chapitre à Toronto.
Avant d’arriver à Indianapolis, l’état-major des Pacers le voyait comme le complément parfait à Haliburton. Rapidement, il est devenu bien plus : un catalyseur, un leader, un vétéran des guerres d’attrition en séries.
« Eh bien, lorsque vous avez le bon joueur (Haliburton) autour duquel vous pouvez bâtir, ça accélère le processus », a déclaré l’entraîneur-chef Rick Carlisle. « L’arrivée de Tyrese a clairement défini notre identité en tant qu’équipe. Nous devions être une équipe dynamique et capable de tirer le ballon » explique Carlisle. « L’échange de Siakam nous a permis d’atteindre un autre niveau ».

Le robuste joueur de centre Myles Turner abonde dans le même sens. « On a recruté un champion, quelqu’un qui a déjà joué dans ces circonstances… quelqu’un qui a progressé tranquillement dans la NBA », a déclaré le pivot des Pacers. « C’est un champion de la G League, un joueur par excellence des finales de la G League et un joueur étoile dans la NBA. C’est quelqu’un qui a connu les hauts et les bas et qui a l’expérience d’un championnat. Je pourrais vous en dire davantage » ajoute Turner pour exprimer son admiration.

Doté d’une force tranquille qui contraste avec la flamboyance des superstars américaines, Siakam incarne la modestie et la discipline. Il est devenu un mentor pour le montréalais Bennedict Mathurin qui complète sa troisième année dans la NBA. Les deux partagent bien plus que le français comme langue maternelle et leurs attaches au Canada.

« Il est bon, il est incroyable », a déclaré Mathurin. « Il est toujours le même, bien équilibré, que l’on gagne ou que l’on perde. Il est déjà passé par là, alors on comprend facilement de quoi il parle. On comprend facilement ce qu’il maîtrise le mieux. Ce moment est incroyable » ajoute le montréalais d’origine haïtienne.
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Le Canada devient un acteur principal en finale de la NBA
L’histoire à l’accent canadien ne s’arrête pas là.
Quatre Canadiens s’affronteront en finale pour une deuxième année consécutive. Du côté du Thunder d’Oklahoma City, le joueur par excellence de la dernière saison dans la NBA Shai Gilgeous-Alexander (Hamilton, Ontario) sera le point de mire avec Luguentz Dort (Montréal) en défensive. Ils seront opposés à Bennedict Mathurin (Montréal) et Andrew Nembhard (Aurora, Ontario) des Pacers. Ce contingent canadien égale ainsi le record établi en 2024 par Oshae Brissett, AJ Lawson, Olivier-Maxence Prosper et Dwight Powell.

Leur participation témoigne non seulement de l’ascension progressive des athlètes canadiens au plus haut niveau du sport, mais aussi de l’impact durable de l’investissement à long terme de Canada Basketball, de l’Académie Junior aux équipes d’âge nationales, jusqu’aux programmes seniors.



