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Maple Leafs

L’ex-dur à cuire Craig Berube devient le 32e entraîneur des Maple Leafs

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À la suite du congédiement de l’entraîneur-chef Sheldon Keefe, le directeur général Brad Treliving avait déclaré que « les Leafs avaient besoin d’une nouvelle voix pour aider l’équipe à atteindre son objectif ultime ». La direction a décidé d’embaucher Craig Berube. Il a mené les Blues de St. Louis à la conquête de la Coupe Stanley en 2019 après avoir remplacé Mike Yeo au milieu de la saison.

À tort ou à raison les partisans des Leafs reprochaient à Keefe de toujours avoir un ton sympathique envers ses joueurs. Le club est présentement bâti autour de 4 attaquants repêchés parmi les 8 premières sélections de leur année de repêchage… et qui ont tendance à tomber en panne en séries.

Craig Berube n’a jamais été repêché. Avec plus de 3 000 minutes de pénalité en 1 054 matchs dans la LNH, Berube a frappé et s’est battu pour se frayer un chemin avec les Flyers, les Leafs, les Flames, les Capitals et les Islanders. Il est un entraineur de la vieille école qui donne une toute nouvelle identité aux Maple Leafs. La truculence du style de jeu que préconise Berube laisse entrevoir des changements importants à l’alignement des Maple Leafs afin de satisfaire aux exigences de leur nouvel entraineur.

PHOTO: Le capitaine John Tavares s’adresse aux médias après l’élimination des Leafs face aux Bruins.

Comme au moment de la nomination de Babcock en 2015, les médias n’ont cessé d’influencer le processus en soulignant l’importance d’embaucher un entraîneur-chef qui a déjà remporté la Coupe Stanley. Le nom de Berube semblait presque faire l’unanimité des scribes. À part les efforts de Steve Simmons, le très influent chroniqueur du Toronto Sun, pour réhabiliter Joel Quenneville, Berube était l’entraîneur-chef que Treliving convoitait pour guider les Leafs là où Babcock et Keefe ont échoué.

PHOTO: Auston Matthews, le meilleur buteur de la LNH, a été limité à un seul but durant la série face aux Bruins de Boston.

Selon le site The Athletic, les Leafs ont tout d’abord rencontré Berube. Ils ont rencontré Todd McLellan par la suite. L’équipe s’est également entretenue avec Gérard Gallant, avant de décider d’embaucher Berube.  

Né à Calahoo, en Alberta, Berube arrive à Toronto avec une bague de la Coupe Stanley et une feuille de route suffisamment impressionnante pour refuser des postes à Ottawa, au New Jersey en attendant patiemment l’appel des Leafs. Il voulait revenir à Toronto où il a passé la moitié de la saison 1991-92 avant de faire partie de l’échange qui a amené Doug Gilmour à Toronto.

PHOTO Craig Berube a passé la moitié de la saison 1991-92 dans l’uniforme des Leafs avant de faire partie de l’échange qui a amené Doug Gilmour à Toronto.

L’arrivée de Berube règle une anomalie qui s’était manifestée avec le départ de l’ancien directeur général Kyle Dubas. Brad Treliving est débarqué à Toronto à pareil date l’an passé avec un entraîneur-chef déjà en poste et avec qui il n’avait aucun antécédent. Berube devient le premier entraîneur-chef embauché par Treliving à titre de directeur général et le troisième sous la présidence de Brendan Shanahan.

Avant de remplacer Mike Babcock en 2019, Keefe était derrière le banc du club-école des Leafs. L’ancien directeur général avait fait appel à Keefe pour diriger les Marlies lorsque Brendan Shanahan lui avait confié la direction du club-école en 2015. Kyle Dubas avait également embauché Keefe en 2012 pour diriger les Greyhounds de Sault Ste. Marie dans la Ligue junior de l’Ontario.

Berube, 58 ans, apporte une personnalité bouillante et pragmatique derrière le banc des Leafs comparativement à Keefe qui est réservé de nature. L’ancien dur à cuire est reconnu pour son honnêteté, parfois brutalement honnête. Des rumeurs circulent depuis le licenciement de Berube à Saint-Louis au sujet de frictions avec Jordan Kyrou, la jeune star des Blues.

Ses normes en matière d’éthique de travail et de structure risquent de fouetter ses vedettes. Il demande à ses joueurs de pratiquer un échec-avant musclé. Si ses normes ne sont pas respectées, il en informera ses joueurs en privé et en public.

Quoiqu’on pense des déceptions des Leafs, Berube amène avec lui une vague d’espoir indispensable à une équipe autrefois glorieuse. S’il existe un parallèle entre son ancienne et sa nouvelle équipe, c’est que les Leafs n’ont pas réussi à remporter la coupe Stanley depuis que les Blues ont fait leur entrée dans la LNH en 1967. C’est à lui que revient la lourde tâche de battre ce triste record.

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