Les scénarios des Raptors avant la date limite des échanges
D’ici le 6 février, les Raptors doivent trancher un dilemme : Échanger des vétérans pour accroitre leur banque d’espoirs ou tirer profit de leur expérience pour guider les jeunes durant la reconstruction? La direction répète que l’objectif premier c’est de rétablir la compétitivité de la franchise sans se fixer de délai précis. Leur flexibilité financière leur donne plusieurs bonnes cartes à jouer.
Voici quelques scénarios susceptibles d’impliquer les Raptors d’ici la date butoir.
Absorber des gros contrats pour obtenir des espoirs
Selon le site Spotrac, les Raptors ont une certaine flexibilité financière comparativement à la moitié des équipes de la NBA qui doivent payer la taxe de luxe. Toronto fait partie des équipes nettement en dessous du plafond salarial de 170,814,000 qui constitue le seuil de la taxe de luxe. Dépendamment des calculs, les Raptors disposent en ce moment d’une marge de manœuvre oscillant entre 10,02 et 12,8 millions de dollars.
Le journaliste Jake Fischer révèle qu’un directeur général lui a confié que les Raptors seraient prêts à servir de « lubrifiant financier » pour aider d’autres équipes à conclure des échanges impliquants de gros contrats, comme celui de Jimmy Butler à Miami. Shams Charania d’ESPN indique qu’environ 5 équipes seraient impliquées dans différents scénarios pour absorber une portion du salaire de Butler afin d’obtenir des espoirs en retour.

Résoudre l’énigme du cowboy Bruce Brown
Miné pas les blessures depuis son arrivée à Toronto dans l’échange de Pascal Siakam, les partisans n’ont pas vraiment eu la chance de voir Bruce Brown sur le terrain. Son contrat de 23 millions de dollars vient à échéance à la fin de la saison c’est pourquoi son nom revient constamment dans les rumeurs d’échange.
L’échantillon de Brown à Toronto est mince, mais intriguant. Le 17 janvier contre Milwaukee il a obtenu 17 points, six rebonds en 20 minutes de jeu. Le 21 janvier contre Orlando il a récolté 15 points, cinq rebonds en 25 minutes de jeu. Le 23 janvier contre Atlanta il a obtenu 18 points, cinq rebonds en 20 minutes de jeu. D’ici la date limite des échanges plusieurs équipes pourraient être tentées de faire l’acquisition du vétéran. Son championnat avec les Nuggets en 2023 est un atout considérable en séries.

Prolonger le contrat de Jakob Poeltl ou l’échanger?
Jakob Poeltl est un cas délicat pour la direction. À la fin de la saison 2023 les Raptors auraient dû amorcer une reconstruction en échangeant des vétérans. Ils ont décidé de transiger avec les Spurs pour ramener Poeltl à Toronto pour un 2e séjour et une éphémère participations aux séries. C’est difficile d’oublier le désastre de la loterie du dernier repêchage et le rôle de l’échange de Poeltl dans ce fiasco.

Avec le sixième pire bilan de la NBA en 2024, les chances des Raptors de conserver leur choix dans le top-6 à la loterie étaient d’environ 50/50. Le pire scénario c’était de tomber septième ou huitième dans l’ordre de sélection. Dans cette éventualité leur premier choix irait aux Spurs. L’origine de ce fiasco c’est le retour de Poeltl à Toronto à la date limite des transactions en 2023.
Avec une autre année à écouler à son contrat, la direction n’est probablement pas pressée d’échanger Poeltl. L’équipe est meilleure aux deux extrémités avec lui sur le terrain, mais il a probablement atteint son apogée et les Raptors ne seront pas compétitifs avant plusieurs années.


S’il exerce son option de joueur, Poeltl pourrait devenir agent libre dès l’été 2026. À moins d’une offre irrésistible, les Raptors vont probablement le garder à Toronto pour une autre année.

Le valeureux vétéran Chris Boucher
Le Montréalais qui vient de célébrer son 32e anniversaire de naissance a montré de belles choses cette saison, mais il se retrouve toujours assis au bout du banc lorsque des joueurs blessés reviennent dans l’alignement.
Étant donné qu’il écoule la dernière année d’un contrat d’une valeur de 10,8 millions de dollars, les Raptors vont probablement l’échanger.
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Le Torontois Kelly Olynyk
Même avant d’aboutir dans sa ville natale en 2023, Olynyk était considéré depuis quelques années comme une cible pour les équipes à la recherche d’un centre substitut. Olynyk a manqué les 23 premiers matchs de la saison en raison d’un problème de dos. Même en supposant qu’il est en santé, on peut se demander s’il existe un marché important pour le vétéran de 33 ans. Comme dans le cas de Boucher, le salaire d’Olynyk cette saison est de 12,8 millions de dollars, juste en dessous du plafond d’exception de niveau intermédiaire de 12,82 $.




