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Blue Jays

Les Blue Jays sont champions de division, sont-ils prêts pour les séries?

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Tout se résume à ceci. Après 161 matchs éreintants, les Blue Jays ont dû attendre le 162e et dernier affrontement du calendrier pour décrocher leur premier titre de la Division Est depuis 2015. Une victoire sans appel de 13 à 4 contre les Rays de Tampa Bay le dimanche 28 septembre, dans un Centre Rogers plein à craquer pour mettre un point d’exclamation à une saison longue, dramatique et inattendue.

Avec cette première place les Jays obtiennent un laissez-passer pour le premier tour des séries éliminatoires, une ronde que les Blue Jays n’ont jamais franchi depuis l’introduction du nouveau format.

PHOTO: Les Blue Jays ont dû attendre le 162e et dernier affrontement du calendrier pour décrocher leur premier titre de la Division Est depuis 2015.

Les Jays avaient amorcé la journée à égalité avec les Yankees en tête de la Division Est de la Ligue américaine. Malgré des dossiers identiques de 94 victoires et 68 défaites, les Jays remportent le bris d’égalité grâce à une technicalité qui pèse lourd. Toronto a remporté plus de matchs face aux Yankees, empochant ainsi le bris d’égalité et, avec lui, le championnat de division. Comme souvent dans le sport professionnel, les petits détails finissent par influencer le destin.

La férocité de la Division Est déborde sur le tableau des séries. Les Jays, les Yankees et les Red Sox, la moitié des six équipes qualifiées dans la Ligue américaine, jouent dans la même division.

PHOTO: Les Jays, les Yankees et les Red Sox, la moitié des six équipes qualifiées dans la Ligue américaine, jouent dans la même division.

Même si les Jays méritent le droit de se retrouver dans cette situation enviable, l’équipe a aussi des démons à exorciser. Oui, une bannière sera hissée au Centre Rogers, symbole éclatant d’une ère portée par Vladimir Guerrero Jr. et Bo Bichette. Oui, ce titre vient cimenter leur héritage dans l’histoire récente du club. Mais tant que ce duo n’aura pas surmonté l’obstacle d’une première victoire en séries éliminatoires, l’inachevé continuera de semer le doute.

PHOTO: Au lieu que l’attaque repose strictement sur Vladimir Guerrero Jr., un joueur différent semble jouer les héros offensifs à chaque match.

Ce titre de division vient avec un autre jalon : le meilleur dossier des Blue Jays en saison régulière depuis 1993, l’année de leur dernier triomphe en Série mondiale. Et soudainement, Toronto se remet à rêver. Dans une ville habituée aux faux départs et aux lendemains amers, Toronto retient son souffle collectif en attendant de connaître qui sortira vainqueur du duel Yankees–Red Sox.

Derrière l’euphorie quatre questions planent au-dessus des Jays à l’aube des séries.

PHOTO: Les Blue Jays vienneny d’obtenir leur meilleur dossier en saison régulière depuis 1993, l’année de leur dernier triomphe en Série mondiale.

1. Kevin Gausman au rendez-vous?

Compte tenu de son expérience Kevin Gausman devrait être le lanceur partant lors du premier match des série. Sa fiche mitigée (10-11, MPM 3,59) et sa sortie écourtée au dernier match soulèvent des doutes. Mason Fluharty avait dû venir le sauver.

2. Est-ce que les bâtons tonitruants seront présents?

Si le monticule a tenu le coup, c’est l’attaque qui a propulsé les Jays vers le sommet. Leur dernier match en a été le reflet parfait de la saison régulière. Le receveur Alejandro Kirk a été la vedette incontestée du match avec deux coups de circuit, dont son premier grand chelem en carrière, dès la première manche. Kirk a terminé une soirée pleine de rebondissements avec six points produits. Une performance éclatante qui a rapidement fait oublier la sortie écourtée du lanceur partant Kevin Gausman en troisième manche.

Quatre frappeurs des Jays terminent la saison avec 20 circuits ou plus : George Springer avec 32, Vladimir Guerrero Jr. avec 23, Addison Barger avec 21 et Bo Bichette avec 20. En 2024, Vladimir Guerrero Jr était le seul à avoir frappé plus de 20 circuits (30).

3. Springer peut-il maintenir sa renaissance?

Réinstallé en tête de l’alignement des frappeurs, Springer a changé la dynamique en attaque. Sa saison s’est conclue avec une moyenne de ,309, 32 circuits et 84 points produits, du jamais vu pour lui dans l’uniforme des Blue Jays. Reste à voir s’il gardera ce rythme en octobre.

PHOTO: George Springer a conclu sa saison avec une moyenne de ,309, 32 circuits et 84 points produits.

4. Les blessés prêts à revenir?

L’obtention d’un laissez-passer va donner aux blessés quelques jours de repos supplémentaire pendant que les Yankees et les Red Sox se livreront bataille. L’arrêt-court Bo Bichette (genou), le lanceur partant Chris Bassitt (dos) et le joueur de premier but Ty France (oblique) demeurent des cas incertains. Le repos leur sera bénéfique même si la rouille pourrait peser lorsque débutera la série le samedi 4 octobre au Centre Rogers de Toronto.

Finalement, ces questions définiront si la saison 2025 des Blue Jays restera une agréable surprise, un championnat inattendu ou un chagrin d’amour sous les feux cruels du baseball d’octobre? La réponse arrivera bientôt.

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