Le succès du Canada à la Copa América fait monter les enchères
L’entraîneur-chef de l’équipe masculine de soccer du Canada a rassemblé son équipe quelques instants après une défaite de 2-0 contre les champions du monde à la Copa América pour exprimer sa fierté malgré la déception.
« Nous avons passé ensemble six semaines merveilleuses et tout s’est passé bien mieux qu’on aurait pu l’imaginer. Il y a encore beaucoup de travail à faire, mais nous avons construit de très bonnes bases et je suis vraiment optimiste quant à l’avenir », a déclaré Jesse Marsch.
Le parcours inspirant du Canada à la Copa América fait augmenter les attentes des amateurs du pays par rapport à la Coupe du monde de 2026. La pression sera d’autant plus forte compte tenu que Toronto et Vancouver font partie des villes hôtesses.
La majeure partie du tournoi se déroulera dans 16 villes américaines : Seattle, San Francisco, Los Angeles, Kansas City, Dallas, Atlanta, Houston, Boston, Philadelphie, Miami et New York. Les États-Unis présenteront un total de 78 matchs sur un total de 104. Le Canada et le Mexique présenteront 13 matchs chacun.

Désormais la question est de savoir si Marsch et le Canada sont en mesure d’appliquer les leçons apprise à la Copa.

Il y a deux mois, lorsque Marsch a pris la relève de Mauro Biello qui était l’entraîneur-chef par intérim, il connaissait environ 15 joueurs d’Équipe Canada. Les 11 autres joueurs étaient des inconnus pour Marsch. Les matchs à la Copa América lui ont permis de faire connaissance avec ses joueurs et découvrir leur potentiel.

Sur les ondes de la radio de CBC, le journaliste John Molinaro a encensé l’approche de Marsch dans son baptême de feu. Même lorsque le match de demi-finale contre les champions du monde semblait encore à portée de main au début de la seconde moitié, Marsch n’a pas hésité à faire appel à des jeunes joueurs inexpérimentés.

« Au cours de sa carrière Marsch a toujours essayé de donner une chance aux jeunes de prendre de l’expérience sous pression. C’est notamment le cas de Jacob Shaffelburg de la Nouvelle-Ecosse. Il n’était pas un joueur partant lorsque John Herdman était à la tête de l’équipe. Il s’est avéré la révélation du tournoi. Même chose pour les arrières Derek Cornelius et Moïse Bombito qui seront avec Équipe Canada pour longtemps » a déclaré Molinaro.
Peu après la première heure de jeu, Stephen Eustaquio, le pilier de longue date du Canada au milieu du terrain, a dû céder sa place à Mathieu Choinière, qui n’avait que 58 minutes d’expérience internationale senior avant ce match. « Évidemment, lorsque (David) et (Eustaquio) sont à leur meilleur, ils apportent toujours une grande contribution à l’équipe », a déclaré Marsch.
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En remplaçant ses piliers en attaque, Marsch exprimait concrètement sa philosophie. Ceux qui ne livrent pas la marchandise seront remplacés par ceux qui sont affamés.
Ce vote de confiance n’a pas toujours rapporté des dividendes. À certains moments Marsch a envoyé dans le mêlée des réservistes qui ne faisaient tout simplement pas le poids face à Lionel Messi, Rodrigo De Paul (Atlético Madrid), Julián Alvarez (Man City), Alexis Mac Allister (Liverpool), un gardien super futé en Emiliano Martinez (Aston Villa), Cristian Romero (Tottenham) et les autres.

Marsch est conscient qu’il doit maintenant essayer de réduire l’écart entre ses partants et ses réservistes. « J’essaie vraiment de construire et de développer chaque joueur afin que nous puissions avoir une véritable équipe de 26 joueurs en 2026 », a-t-il expliqué.
Le parcours inespéré du Canada à la Copa América donne aux hommes de Jesse Marsch une grosse dose de confiance en prévision de la Coupe du monde FIFA de 2026. Avec la présentation d’une portion de la compétition à Toronto et Vancouver, la résurgence du soccer canadien masculin sur la scène internationale est maintenant réalité.



