Le livre de Nazem Kadri pourfend l’ex-entraîneur Mike Babcock
L’ancien attaquant des Maple Leafs de Toronto Nazem Kadri revient sur les méthodes quasi totalitaires de l’ancien entraîneur-chef Mike Babcock dans son nouveau livre « Dreamer: My Life On The Edge », officiellement lancé le mardi 15 octobre.
L’ancien premier choix des Maple Leafs raconte comment Babcock a exigé que l’attaquant Mitch Marner dresse un classement de l’éthique de travail de ses coéquipiers en partant du meilleur au pire durant sa saison recrue en 2016-17.
Marner avait confirmé l’incident en 2019 après que le congédiement de Babcock.
Kadri, qui a joué pour Toronto pendant une décennie, a déclaré dans son livre que lui et son coéquipier Tyler Bozak « avaient fait irruption dans le bureau de Babcock et l’avaient vilipendé ».
« Il a essayé de défendre ce qu’il faisait en essayant d’expliquer sa logique autour de cet exercice », se rappelle Kadri dans le livre.

« Il n’avait pas grand-chose à dire, et à la fin, je pense qu’il a réalisé qu’il avait fait une erreur. Après cela, il s’est excusé auprès de Mitch. Nous l’avions pratiquement forcé à le faire. On ne fait pas ça à une recrue » déclare Kadri.
Babcock a guidé le Canada à la médaille d’or olympique masculine en 2010 et 2014 et les Red Wings de Détroit à la Coupe Stanley en 2008. Il était derrière le banc des Maple Leafs de 2015 jusqu’à son congédiement au début de la saison 2019-20.
Babcock traîne une réputation d’intimidateur et d’entraîneur toxique depuis 10 ans. Johan Franzén et Mike Commodore ont de très mauvais souvenirs de lui à Detroit.

« Babcock est une personne terrible », avait confié Franzén au journal Expressen il y a quelques années. « La pire personne que j’ai rencontrée. C’est un intimidateur qui attaque les gens. Il pouvait s’en prendre autant au concierge à Detroit qu’à n’importe qui d’autre. Il tombait sur les gens sans aucune raison. »
Commodore était allé encore plus loin. Il avait qualifié son ancien entraîneur de « sociopathe narcissique ».
Embauché en 2023 par les Blue Jackets comme entraîneur-chef, Babcock a été forcé de démissionner quelques semaines plus tard après avoir demandé de voir les photos sur les téléphones de ses joueurs lors des réunions avant l’ouverture du camp.

Folks…Mike Babcock is not and never has been a mental health advocate…he is word for word the definition of a sociopathic narcissist.
— Mike Commodore (@commie22) March 13, 2021
He is unfit to coach at any level. pic.twitter.com/gPmgC61ZEO
« Les amis… Mike Babcock n’a pas et n’a jamais été un défenseur de la santé mentale… il est mot pour mot la définition d’un sociopathe narcissique.
Il n’est pas apte à être entraîneur à quelque niveau que ce soit », avait écrit Commodore sur le réseau social X deux ans avant l’embauche et le congédiement de Babcock par les Blue Jackets.

Kadri, qui en est maintenant à sa troisième saison dans l’uniforme des Flames de Calgary, a écrit que Babcock et lui avaient une « assez bonne relation et je pense qu’il a réalisé très tôt que je n’étais pas un joueur qu’il pouvait intimider », et reconnait que Babcock a fait de lui un meilleur joueur.
Le musulman le plus en vue dans la LNH
Kadri affirme dans sa biographie que la haute direction des Maple Leafs a essayé de lui faire perdre la confiance qu’il affiche sur la glace et avec sa démarche sûre de lui à l’extérieur. Sa confiance était perçue comme un défaut par la direction.

Kadri est le premier joueur musulman à avoir remporté la Coupe Stanley avec l’Avalanche du Colorado. À ses débuts dans la LNH en 2010, les équipes prônaient la conformité. Son livre trace une évolution des équipes de la LNH par rapport à la diversité, l’équité et l’inclusion.
« Je me sens simplement comme un joueur de hockey du Moyen-Orient qui n’a pas vraiment d’expérience en hockey et qui a fait face à beaucoup d’adversité et qui a fini par triompher. C’est une histoire unique dans la culture du hockey et c’était très amusant de la mettre sur papier », a déclaré Kadri.
Sa carrière dans la LNH est loin d’être terminée, mais Kadri a estimé que le moment était venu de raconter son histoire.
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