Le « Dream Team » du basketball canadien aux JO de Paris?
Plusieurs grosses questions planent autour de la composition de l’équipe masculine canadienne de basketball en prévision des Jeux olympiques l’été prochain à Paris. Jamal Murray sera-t-il en bonne santé? Est-ce qu’Andrew Wiggins a encore sa place? A-t-on encore besoin de Tristan Thompson? Est-ce qu’on doit gagner une médaille ou développer la prochaine génération?

Ces questions témoignent de la tâche ardue du directeur général Rowan Barrett (le papa de RJ Barrett des Raptors) et l’entraîneur-chef Jordi Fernández. Ils sont conscients que la composition de l’équipe repose sur un équilibre délicat entre les vedettes montantes et celles qui sont en fin de parcours. Le risque de froisser des grosses personnalités est immense. Un observateur perspicace a déclaré au Toronto Star que « vous avez autant besoin d’agitateurs de serviettes » que de vedettes. Avec un maximum de six matchs de 40 minutes (comparativement à 48 minutes dans la NBA), seulement 8 ou 9 joueurs feront vraisemblablement partie de la rotation.
À quoi pourrait ressembler l’équipe masculine canadienne de basketball?

Huit quasi-certitudes
Jamal Murray : S’il est en santé, le meneur des Nuggets de Denver fera partie de l’alignement partant. Cependant il souffre cette saison de périostites tibiales. Si les champions en titre vont loin en séries éliminatoires, on peut presque déjà prédire les conséquences négatives sur le corps de Murray.

Shai Gilgeous-Alexander : Il a été parmi les meilleurs joueurs de la NBA à s’engager à porter l’uniforme du Canada pour 3 ans. Il est un leader dans la NBA et le meilleur joueur en provenance du Canada.
RJ Barrett : Ce sera une affaire de famille pour RJ qui a appris le français dans l’Hexagone. Son père a joué au basketball professionnel à Dijon (2003-05), à Lyon-Villeurbanne (2006-07) et Chalon (2007-08).
Kelly Olynyk : Olynyk a fait ses débuts avec l’équipe sénior aux Championnats du monde de 2010 en Turquie lorsque le Canada avait une fiche de 0-5. Le capitaine de l’équipe a vu de près la belle évolution du programme de Basketball Canada.
Dillon Brooks : Il est taillé sur mesure au style de jeu de la FIBA. Il est coriace, adore défendre et il est capable de lancer des trois points.

Luguentz Dort : Le défenseur Montréalais possède les qualités physiques nécessaires pour dominer des matchs sans marquer.
Dwight Powell : Un autre vétéran qui répond à l’appel du pays depuis plus d’une décennie.
Nickeil Alexander-Walker : Un autre incontournable du programme et un défenseur de périmètre éprouvé à qui on demandera de jouer en défense de verrouillage à des moments clés.
Melvin Ejim : Il est universellement respecté par ses coéquipiers et entraîneurs. Il ne sera pas un incontournable de la rotation mais son impact dans les vestiaires et sur le banc sera inestimable.
Au seuil de la porte d’Équipe Canada
Andrew Wiggins : Wiggins a joué dans le passé et a exprimé le désir de jouer à nouveau. Mais comment s’adapterait-il dans un rôle réduit aux Jeux olympiques?
Tristan Thompson : Le Canada a besoin de son gros gabarit. Mais il n’a pas joué depuis des mois en raison d’une suspension antidopage de la NBA et n’a pas joué à l’international depuis une demi-décennie.

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Trey Lyles : Il ne faut pas négliger ses antécédents avec le programme ou ses liens avec l’entraîneur-chef.
Dans un monde idéal Shaedon Sharpe, Bennedict Mathurin, Leonard Miller et Olivier-Maxence Prosper feraient partie des réservistes pour préparer la relève en prévision des Jeux de Los Angeles en 2028. Pour le moment, l’objectif immédiat de l’équipe masculine de basketball c’est de mettre fin à sa disette olympique.
L’équipe canadienne féminine a participé aux trois derniers Jeux olympiques, mais les hommes feront un retour pour la première fois depuis 2000. Ils n’ont pas remporté de médailles depuis qu’ils ont décroché l’argent en 1936 dans l’Allemagne nazie. La compétition sera corsée. Selon un article d’ESPN, la présence de joueurs de haut niveau comme LeBron James, Stephen Curry, Nikola Jokic et Victor Wembanyama fera du tournoi olympique de basketball masculin l’événement le plus compétitif des Jeux olympiques de Paris.



