Le cauchemar des Raptors devient réalité à la loterie de la NBA
Le désastre de la loterie pour déterminer l’ordre du prochain repêchage de la NBA a un versant ensoleillé. Les vapeurs enivrantes du championnat de 2019 vont probablement arrêter de brouiller le jugement de la haute direction des Raptors. Il n’y a plus aucun doute, l’équipe doit se rebâtir le plus tôt possible.
Même si les équipes de la NBA ne sont pas censées perdre de façon délibérée, les échanges d’OG Anunoby, Pascal Siakam et la mise à l’écart de joueurs clés durant le dernier quart de la saison régulière ont marqué un changement de stratégie. Était-ce une tactique pour améliorer les chances de l’organisation de garder son premier choix protégé dans le top-6 au lieu de le refiler aux Spurs de San Antonio? Probablement.

Avec le sixième pire bilan de la NBA l’an passé, leurs chances de conserver leur choix dans le top-6 étaient d’environ 50/50. Le pire scénario c’était de tomber septième ou huitième dans l’ordre de sélection. Dans cette éventualité leur premier choix irait aux Spurs.
C’est exactement ce qui est arrivé.
Comme s’ils anticipaient un cauchemar, les Raptors ont déclaré à l’avance « qu’ils n’avaient aucune préférence » quant au résultat de la loterie. Ils ont insisté sur le fait qu’ils seraient « reconnaissants », peu importe le déroulement de la loterie. C’est un drôle de commentaire pour une équipe en reconstruction. Engranger le maximum de choix au repêchage, idéalement au tout début de la séance afin de bâtir une solide banque d’espoirs, devrait être l’objectif principal d’une équipe en reconstruction.
Avec le recul, on constate que direction n’osait pas dire tout haut ce qui les hantait. Une des modalités de l’échange qui a ramené Jakob Poeltl à Toronto en 2023 est venu gâcher la loterie du dimanche 12 mai.
Récapitulons l’histoire récente. Croyant pouvoir bâtir une équipe solide avec les restants du championnat de 2019, les Raptors ont fait l’acquisition de Poeltl avant de se qualifier pour les séries par la peau des dents. Il est maintenant clair qu’ils auraient dû amorcer une véritable reconstruction en échangeant des joueurs susceptibles d’avoir une bonne monnaie d’échange au lieu de faire l’acquisition de Poeltl.

Un an plus tard, la réalité a finalement frappé à la porte. Les échanges d’OG Anunoby aux Knicks et Pascal Siakam aux Pacers de l’Indiana ont mis en branle le processus de reconstruction. L’échange de Siakam permettra à la direction de sauver les meubles avec le choix qu’ils ont obtenu. Les Raptors parleront au 19e et au 31e rangs du repêchage en juin prochain.
L’approche mitoyenne de 2023 hante l’avenir des Raptors
Sans vouloir tomber dans le révisionnisme, le fiasco de la loterie se résume à une mauvaise évaluation de l’équipe par le président Masai Ujiri et le directeur général Bobby Webster à la date limite des transactions en 2023. Ce désir de ménager la chèvre et le chou a commencé avec Fred VanVleet.

Le meneur de jeu a pris la haute direction des Raptors un peu par surprise en testant le marché des joueurs autonomes au lieu d’écouler la dernière année d’un contrat de quatre ans signé en 2020 et évalué à 85 millions de dollars américains. La direction des Raptors avait sous-estimé l’attrait des autres équipes pour VanVleet. Toronto s’est retrouvé le bec à l’eau lorsqu’il a paraphé un contrat de 130 millions de dollars américains sur trois ans avec les Rockets de Houston au cours de l’été.

Les Raptors ont perdu VanVleet sans rien obtenir en retour. Poeltl est maintenant sous contrat à long terme. Pour obtenir Poeltl, les Raptors viennent de perdre un choix de première ronde dans le top-10 susceptible d’accélérer leur reconstruction. Est-ce que miser sur une éphémère participation aux séries de 2023 en valait la chandelle?
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La vérité c'est qu'on va s'éclater l'année prochaine à Toronto.
— Toronto Raptors France 🇫🇷 (@RaptorsFRA) May 15, 2024
C'est les 30 ans de la franchise, on va avoir de nouveaux maillots, on va célébrer un Hall of Famer et le premier retrait de maillot de notre histoire.
Ce sera l'occasion d'affirmer une nouvelle identité 🔥 pic.twitter.com/PclchNgM5k
Il y a deux bonnes nouvelles dans ce bourbier. Tout d’abord, la plupart des experts s’accordent à dire que la cuvée du repêchage 2024 est faible comparativement à celle de 2025.

L’autre bonne nouvelle c’est que la haute direction est maintenant forcée de bâtir autour d’un noyau composé de Scottie Barnes, Immanuel Quickley, RJ Barrett et Gradey Dick. La direction de l’équipe demeure prudente dans ses commentaires publics.
« Je pense que nous évaluerons comment l’année commence et se déroule », a déclaré le président des Raptors, Masai Ujiri, lors de son point de presse de fin de saison. « Nous allons voir où se situe la croissance de cette équipe, et nous partirons de là. »
Ujiri et Webster ne veulent pas se bercer d’illusions en croyant que le noyau actuel des Raptors est assez bon pour rivaliser à court terme avec les meilleures équipes de l’Est. Contrairement à pareil date l’an passé, ils se concentrent maintenant sur le moyen et long terme. C’est probablement la bonne stratégie. Mais comme on dit, mieux vaut tard que jamais.



