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Copa América

Le Canada impuissant face aux géants européens à l’aube de la Copa América

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Depuis sa résurgence sur la scène internationale, l’équipe masculine canadienne de soccer souhaite affronter plus régulièrement des puissances mondiales. Vœu exaucé avec deux gros tests avant la Copa América. Lors du premier match de Jesse Marsch à titre d’entraîneur-chef du Canada, les Pays-Bas leur ont rappelé que le Canada a encore des croûtes à manger.

Malgré la cuisante défaite de 4-0 le mardi 4 juin à Rotterdam le duel laisse place à l’optimisme pour le Canada.

Comme s’il voulait réduire les attentes alors qu’il préparait son équipe à la tâche ardue d’arrêter Kylian Mbappe et la deuxième meilleure équipe du monde le dimanche 9 juin à Bordeaux, Marsch a déclaré que la France compte certains des meilleurs joueurs du monde « à tous les postes ». Résultat final? Un silence stupéfait des journalistes français après un match nul de 0-0.

Pour son dernier match de préparation, le Canada a affiché une confiance visible, mené par le Québécois Ismaël Koné (le meilleur joueur sur le terrain selon plusieurs) et un rempart dénommé Maxime Crépeau.

PHOTO:  Mené par le Québécois Ismaël Koné, le Canada a affiché une confiance visible contre la France.

C’est évident que Marsch a modifié son plan de match après l’affrontement contre les Pays-Bas. Le XI canadien s’est montré moins frénétique contre la France, plus posé, surtout au milieu. C’est une très grande prestation à l’aube de la Copa.

Le tout premier choc du tournoi sera contre les champions du monde. L’Albiceleste c’est beaucoup plus que Lionel Messi. Il y a aussi Alvarez (Man City),  Mac Allister (Liverpool),  un gardien super futé en Martinez (Aston Villa),  Romero (Tottenham) et bien d’autres.

PHOTO: Le Canada a recruté une sélection jeune et motivée avec Jonathan David.

Le défi est énorme. Même si le Canada a plus que bien paru contre la France, finaliste au dernier mondial, il faut demeurer lucide… Les Argentins sont rapides, vifs et maîtrisent même les « tactiques » moins orthodoxes. Ils sont reconnus pour toujours pousser la limite de la légalité pour mettre des bâtons dans les roues de leurs adversaires.

Pour relever ce défi, le Canada a recruté une sélection jeune et motivée. Alphonso Davies du Bayern (Munich) est sans doute le seul Canadien qui pourrait potentiellement porter le maillot bleu ciel des Argentins.

Animé d’un désir ardent de voir le Canada parmi les puissances du soccer mondial, Davies se sent souvent obligé de charrier l’équipe sur ses épaules. Si le « roadrunner » est capable de tirer avantage de ses coéquipiers en les alimentant dans le dernier tiers, ça pourrait s’avérer une arme capitale pour le Canada.

PHOTO Alphonso Davies est animé d’un désir ardent de voir le Canada parmi les puissances du soccer mondial.

On doit espérer que les attaquants canadiens, Larin (Mallorca en Espagne) et David (Lille, France) seront au maximum de leur forme. Si Romero est une des raisons de la bonne saison de Tottenham en Premier League, son partenaire Otamendi (Benfica au Portugal) a maintenant 36 ans et a ralenti. Son expérience demeure un grand atout cependant. Au milieu, les récentes performances de Koné et de Stephen Eustáquio donnent beaucoup de confiance pour faire un bon résultat.

On ne peut parler de l’Argentine sans parler de Messi. Le meilleur joueur de l’histoire du foot pour plusieurs. Celui qui a fait s’embraser tout un pays et l’a fait vibrer à la mémoire de Maradona. Un Messi qui joue au ralenti (Il court très peu sur le terrain) reste une menace constante. Sa vision, son sens de l’anticipation font de lui le maître de jeu.

Les Canadiens devront donc bien couvrir les autres attaquants et milieux argentins. Plus facile à concevoir qu’à mettre en place.

PHOTO: Le tout premier choc du Canada au tournoi sera contre les champions du monde, l’Argentine de Lionel Messi. (Photo by Julian Finney/Getty Images.

Devant le but, l’ère Borjan est révolue. Ce sont Crépeau (Portland), St. Clair (Minnesota) qui se disputent le rôle de gardien numéro un. Marsch peut donc compter sur de bons portiers.

Donc, quel style de jeu verra-t-on des Canadiens à la Copa? Je crois qu’un 4-4-2 sera de mise. Une formation qui permet à Jesse Marsch d’aligner ses meilleurs éléments dans des positions qui misent sur leurs atouts offensifs.

PHOTO: Le nouvel entraîneur-chef de la sélection canadienne, Jesse Marsch.

Malgré tous leurs espoirs des partisans au Canada, les probabilités d’un très court passage de l’équipe masculine canadienne à la Copa América est une réelle possibilité. Le Chili (42e) et le Pérou (32e) devancent le Canada, 49e, au classement de la FIFA. Avec un peu de chance, je crois que le Canada a ce qui faut pour sortir de son groupe (Argentine, Chili, Pérou, Canada). En espérant que la chance sera au rendez-vous.

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