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Maple Leafs

Knies et Tavares obtiennent des prolongations avec les Maple Leafs

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À quelques heures de l’ouverture du marché des joueurs autonomes, les Maple Leafs de Toronto ont mis fin aux spéculations. Matthew Knies ne changera pas d’adresse. Knies représente le prototype parfait de cible pour une offre hostile : jeune, productif et robuste. Treliving ne voulait pas donner la chance aux autres équipes de déposer une offre hostile à Knies le premier juillet.

Brad Treliving, contrairement à son prédécesseur Kyle Dubas, ne donne pas de contrats mirobolants à la première occasion. Selon plusieurs sources Knies a signé une prolongation de six ans d’une valeur annuelle de 7,75 millions de dollars américains.

PHOTO: Knies arrive à suivre la cadence d’Auston Matthews et de Mitch Marner sur le premier trio.

Le contrat de Knies est comparable à celui de JJ Peterka, qui a récemment signé un contrat de 7,7 millions $ par saison avec le Mammoth de l’Utah après son acquisition. Peterka a inscrit 10 points de plus que Knies au cours de la dernière saison avec les Sabres de Buffalo, mais il n’a pas l’impact physique ou la polyvalence défensive du joueur des Leafs. Knies, frappe, défend et marque des gros buts en séries.

PHOTO: les Blues de St Louis ont soumis des offres hostiles à Dylan Holloway et Philip Broberg qui étaient joueurs autonomes avec compensation.

À seulement 22 ans, Knies s’impose déjà comme un ailier de puissance en pleine ascension. L’entente reflète non seulement son potentiel, mais aussi la rareté de son profil dans la Ligue nationale. La dernière saison il a récolté 29 buts et 58 points.

Son gabarit de six pieds trois pouces (1,90 m) et 227 livres (102 kg) fait de lui une menace constante dans les deux sens de la patinoire. Depuis une décennie, seulement huit joueurs ont combiné 29 buts et plus de 180 mises en échec au cours d’une même saison. Cette liste inclut des gros noms: Alex Ovechkin, Brady Tkachuk, Tom Wilson, J.T. Miller, et maintenant Knies. L’an passé, seuls Brady Tkachuk, Wilson et Knies ont atteint ces plateaux.

Quand on voit que le capitaine des Sénateurs touche 8,2 millions par saison à Ottawa, et que Tom Wilson gagne 6,5 millions à Washington, on comprend pourquoi les Leafs ont sauté sur l’occasion de verrouiller Knies à un prix qui pourrait paraître très avantageux d’ici deux ou trois ans.

PHOTO: Cette saison Knies est seulement le troisième joueur de la LNH à totaliser au moins 25 buts et au moins 150 mises en échec.

Le contrat de Knies n’est pas seulement un investissement à long terme, mais une façon pour Treliving de stabiliser la masse salariale de l’équipe. L’augmentation prochaine du plafond salarial lui donnera une marge de manœuvre qu’il n’avait pas à son arrivée. Cette souplesse va permettre aux Leafs d’embaucher des joueurs de soutien de meilleure qualité sur le marché des joueurs autonomes et à la date limite des transactions.

Tavares, l’autre pièce du casse-tête

À quatre jours de l’ouverture du marché des joueurs autonomes dans la LNH John Tavares a signé une prolongation de quatre ans supplémentaires, moyennant un salarial annuel de 4,38 millions de dollars. Un montant avantageux pour l’équipe qui peut garder son spécialiste des mises en jeu. Tavares vient de connaitre une saison de 38 buts à l’âge de 34 ans avec un taux d’efficacité dans le cercle des mises en jeu qui frise les 60% depuis 4 ans.

PHOTO: L’an dernier, Matthew Knies et John Tavares coûtaient ensemble 11,9 millions de la masse salariale. L’an prochain, ce sera 12,1 millions.

En acceptant une baisse de salaire de 60% par rapport à son contrat précédent ça confirme ce que plusieurs avaient pressenti. Tavares veut finir sa carrière à Toronto, sa ville natale et il est prêt à faire des gros sacrifices.

« C’est une très bonne journée », a déclaré Brad Treliving via Zoom le 27 juin. « Tout le crédit lui revient. Il ne faisait aucun doute pour moi qu’il y avait beaucoup plus d’argent pour John ailleurs. Il était déterminé à trouver une façon de rester à Toronto », a ajouté Treliving.

Tavares est heureux et soulagé d’avoir signé son deuxième contrat avec les Leafs. « Je peux faire ce que j’aime, ce que je fais depuis que je suis enfant. Et même si j’ai évidemment laissé de l’argent de côté, je m’en suis plutôt bien sorti. Je m’en sors encore plutôt bien », a déclaré Tavares, dont les gains en carrière approchent les 130 millions de dollars.

PHOTO: Contrairement à son prédécesseur Kyle Dubas, Brad Treliving ne donne pas de contrats mirobolants à la première occasion.

Les signatures de Tavares et Knies témoignent d’une approche plus disciplinée. L’an dernier, Tavares et Knies coûtaient ensemble 11,9 millions de la masse salariale. L’an prochain, ce sera 12,1 millions. Une stabilité budgétaire bien calculée. Pas de promesses à long terme qui deviennent des boulets.

Ce n’est peut-être pas une révolution, mais c’est une gestion intelligente du présent, en pensant déjà aux séries.

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