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Maple Leafs

Kirill Marchenko et Gavin McKenna ravivent l’espoir des partisans des Maple Leafs

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À moins de 24 heures de l’ouverture du calendrier régulier, les Maple Leafs ont annoncé une transaction monstre. Le jeune attaquant de puissance Matthew Knies prend la route de Columbus et Kirill Marchenko débarque à Toronto. Quelques jours auparavant, Gavin McKenna, premier choix au total du repêchage 2026 de la LNH, avait lancé une prédiction qui résonne encore : « C’est l’année où l’on met fin à la disette », avait déclaré McKenna.

La recrue de 18 ans a peut-être péché par excès de confiance avant même de disputer son premier match en saison régulière dans la LNH, mais sa déclaration résume bien le vent d’optimisme qui souffle à Toronto. Depuis 1967, les partisans des Maple Leafs vacillent entre l’espoir et l’obsession. Après avoir raté les séries au printemps dernier, les deux objectifs de la haute direction semblent clairs : participer aux séries et offrir le meilleur encadrement possible à McKenna.

PHOTO: Gavin McKenna, premier choix au total du repêchage 2026 de la LNH.

On a vu McKenna jouer au golf cet été avec l’ex-capitaine Wendel Clark. Le président Mats Sundin est souvent à ses côtés. À la journée des médias pour marquer l’ouverture du camp d’entrainement McKenna a affronté les cameras assis à la droite du capitaine Auston Matthews (premier joueur repêché en 2016) et John John Tavares (premier joueur repêché en 2009). Tavares a ouvert les portes de sa maison pour faciliter la transition de McKenna à tous les niveaux. Tout cet encadrement n’est pas le fruit du hasard, mais une stratégie réfléchie pour éviter les faux pas dans un marché médiatique hors norme.

« Le fait que John m’ait accueilli chez lui en dit long sur la personne qu’il est », a déclaré McKenna. Le jeune homme observe déjà les habitudes de ses coéquipiers et cherche à s’en inspirer.

Osons l’affirmer : sur papier, les Maple Leafs semblent nettement supérieurs à l’équipe qui a raté les séries en 2026. Le problème, c’est qu’ils sont également devenus synonymes d’effondrements épiques qui surviennent précisément lorsque personne ne s’y attend.

Les rénovations ont été majeures : nouveau président, nouveau directeur général, nouvel entraîneur-chef et premier choix au dernier repêchage. Les matchs préparatoires contre Montréal et Ottawa ont offert des raisons d’espérer. Mais le véritable test commence face aux adversaires de la LNH en saison régulière.

Voici les principaux changements et points d’interrogation.

Sergei Bobrovsky : un véritable gardien numéro un en fin de carrière

Lorsqu’on parle de Bobrovsky à Toronto, le côté maniaco-dépressif des partisans ressort immédiatement. Les optimistes rappellent ses deux Coupes Stanley consécutives avec les Panthers. Les pessimistes regardent ses 38 ans et son contrat de trois ans.

La grande question demeure : l’exclusion des séries des Panthers après trois participations consécutives à la finale de la Coupe Stanley représente-t-elle le début du déclin de Bobrovsky ou simplement une aberration statistique dans une équipe privée d’Alexander Barkov?

Peu importe le débat, les Leafs semblent enfin avoir trouvé un véritable gardien numéro un pour combler le départ de Frederik Andersen en 2021. Andersen vient de remporter sa première Coupe Stanley avec les Hurricanes. Après l’échec d’Anthony Stolarz à s’imposer comme partant, l’émergence d’Artur Akhtyamov et l’arrivée d’Elvis Merzļikins de Columbus ajoutent une touche d’intrigue.

PHOTO : Auston Matthews a quitté la remise annuelle des prix de la LNH en juin 2022 les bras chargés des trophées Hart et Ted-Lindsay. Bruce Bennett/Getty Images.

La brigade défensive avec le canon de Darren Raddysh

Si l’on s’en tient aux numéros de chandail, le succès des Leafs pourrait reposer sur les numéros 43 et 44 : Darren Raddysh et Morgan Rielly. Chris Tanev, 36 ans, revient d’une opération majeure et devrait retrouver Jake McCabe. Si ce quatuor demeure en santé, Toronto pourrait améliorer une défense qui a accordé le plus de buts la saison dernière dans l’Association de l’Est.

L’arrivée de Raddysh apporte surtout un puissant tir de la pointe et une nouvelle arme en avantage numérique, où les adversaires anticipent souvent les tirs d’Auston Matthews. Oliver Ekman-Larsson demeure fiable, mais la profondeur diminue rapidement avec Troy Stecher et Nick Blankenburg. Une blessure pourrait donc provoquer de sérieux problèmes. À mon avis, la principale faiblesse des Maple Leafs demeure la défense, et non l’attaque.

C’est là que l’échange pour Marchenko soulève des interrogations. Un défenseur du calibre d’Alexander Nikishin aurait probablement transformé l’arrière-garde davantage qu’un autre attaquant vedette.

Pourtant, comme ses prédécesseurs, le directeur général John Chayka a choisi l’attaque, misant sur Marchenko et McKenna. Après une décennie sous Brendan Shanahan, on aurait pu croire que les Leafs avaient compris la leçon. En négligeant encore une fois leur défensive, ils risquent de laisser leurs vieux démons les rattraper lorsque les matchs compteront vraiment, surtout s’ils se qualifient pour les séries.

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