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Maple Leafs

John Chayka débarque à Toronto, Auston Matthews réfléchit à son avenir

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La conférence de presse d’introduction John Chayka comme directeur général des Maple Leafs n’a pas impressionné les médias, et le capitaine Auston Matthews semble être du même avis. À en croire les informations de Chris Johnston à The Athletic, Matthews ne sait pas s’il veut terminer les deux dernières années de son contrat à Toronto.

Dire que le destin des Leafs est intimement lié aux performances de Matthews, relève de l’évidence. Originaire de l’Arizona, Matthews connait bien le parcours de Chayka avec les Coyotes, l’équipe de son enfance. Pour le moment, il ne semble pas prêt à lui accorder un vote de confiance aveugle.

PHOTO: Le Canadien Gavin McKenna et le Suédois Ivar Stenberg sont perçus comme étant les deux meilleurs espoirs en prévision du prochain repêchage de la LNH.

La grande lueur d’espoir pour Toronto c’est que Matthews aurait exprimé ses réserves AVANT que les Leafs ne remportent la loterie du repêchage. Un scénario improbable qui se produit pour la deuxième fois en dix ans. La première fois, ils avaient sélectionné Matthews, devenu depuis le meilleur buteur de l’histoire de la concession.

Avec le départ de Mitch Marner, l’arrivée potentielle d’un fabricant de jeu comme Gavin McKenna pourrait offrir à Matthews un second souffle et redonner aux partisans des Leafs une voie rapide vers les séries.

Mais à Toronto, le chaos a souvent le don d’effacer rapidement les bonnes nouvelles.

En l’espace d’un an, les Leafs ont raté les séries, perdu Mitch Marner, congédié Brad Treliving après avoir déjà évincé Brendan Shanahan, puis confié le destin de l’équipe à un dirigeant controversé qu’aucune équipe de la LNH n’avait osé embaucher depuis cinq ans.

PHOTO: En l’espace d’un an, les Leafs ont raté les séries, perdu Mitch Marner, congédié Brad Treliving après avoir déjà évincé Brendan Shanahan.

Le PDG de Maple Leaf Sports and Entertainment affirme qu’après « une analyse approfondie de 27 candidats » John Chayka est celui qui l’a le plus impressionné.

L’ancien joueur et commentateur de hockey Ray Ferraro a résumé le sentiment général avec une franchise brutale : « Je n’aurais pas pu être plus stupéfait par la décision des Leafs ».

Dans un marché où les Maple Leafs appartiennent à l’aristocratie financière de la LNH, les candidatures sérieuses se bousculent toujours au portillon. Sans dresser une liste exhaustive, des noms comme Mike Gillis, Mark Hunter, Ron Francis, Pierre Dorion ou Marc Bergevin possèdent des parcours hautement plus étoffés.

PHOTO: En l’espace d’un an, les Leafs ont raté les séries, perdu Mitch Marner, congédié Brad Treliving après avoir déjà évincé Brendan Shanahan.

Pour plusieurs, l’embauche de Chayka représente moins un nouveau départ qu’un pari risqué. Il naviguera dans une structure inhabituelle avec Mats Sundin, revenu de Suède dans un rôle aussi symbolique qu’intrigant.

Selon Steve Simmons, chroniqueur au Toronto Sun, qui a publiquement confronté Pelley lors de la conférence de presse du lundi 4 mai, Chayka aurait confié à deux agents avoir été embauché directement par Edward Rogers, et non par Pelley. Comme souvent à Toronto, la vérité semble flotter quelque part entre les versions officielles et les luttes de pouvoir en coulisses.

La LNH pari sa crédibilité avec la loterie du repêchage

Mathématiquement, les Leafs avaient bel et bien une chance de remporter la loterie après une chute de 30 points au classement. Ils détenaient la cinquième meilleure probabilité d’obtenir le premier choix et très probablement Gavin McKenna ou Ivar Stenberg.

PHOTO: Dans un pays où les soupçons par rapport à l’influence économique de Toronto sont réels, ce résultat nourrit inévitablement des théories du complot.

Un an plus tôt seulement, les Islanders avaient remporté la loterie de Matthew Schaefer avec la dixième meilleure chance d’obtenir le premier choix. Mais dans un pays où les soupçons par rapport à l’influence économique de Toronto sont réels, ce résultat nourrit inévitablement des théories du complot.

Il faut dire que les intérêts des Leafs, leurs propriétaires et la LNH convergent de façon troublante. En 2025, la LNH et Rogers Communications ont prolongé leur entente de télédiffusion d’une valeur de 11 milliards de dollars jusqu’en 2037-2038.

PHOTO: L’embauche de John Chayka comme directeur général par Keith Pelley rappelle celle de John Ferguson Jr, par Richard Peddie en 2003.

Lors de l’annonce de la prolongation le 2 avril 2025, Gary Bettman n’avait que des éloges pour Rogers : « La LNH et Rogers partagent un engagement commun : mieux servir les partisans canadiens ». La vraie question, aujourd’hui, est de savoir si les intérêts corporatifs de la LNH et ceux des actionnaires de Rogers coïncident avec les attentes des partisans des Leafs.

PHOTO: Les intérêts des Leafs, leurs propriétaires et la LNH convergent avec la prolongation du contrat de télédiffusion d’une valeur de 11 milliards de dollars jusqu’en 2037-2038.

Rogers contrôle déjà 75 % de MLSE et devrait détenir 100 % d’ici la fin de 2026. L’entreprise possède les Leafs, les Raptors, le Toronto FC, tandis que les Blue Jays évoluent dans une structure parallèle du même empire.

Avec John Chayka à la barre et les maladresses publiques de Keith Pelley, les Leafs réussiront-ils à convaincre Auston Matthews que cette organisation est capable de se qualifier pour les séries et remporter la Coupe Stanley dans un bref délai?

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