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Blue Jays

George Springer renaît et rallume l’espoir des Blue Jays

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À 35 ans, le vétéran George Springer semble retrouver l’élan des beaux jours. À ses débuts avec les Astros de Houston en 2014, sa constance et son impact sur le terrain lui ont valu plusieurs sélections au match des étoiles. En 2021, ça lui a valu un contrat de six ans d’une valeur de 150 millions de dollars avec les Blue Jays.

Comme tous les athlètes qui avancent en âge, les blessures ont empêché Springer de jouer à la hauteur de son talent depuis belle lurette.

PHOTO: Le vétéran George Springer vit présentement un regain offensif avec des coups de circuit décisifs.

Après une saison 2024 catastrophique et un camp d’entrainement timide, les partisans les plus fidèles se demandaient s’il restait de l’essence dans le réservoir. Sa moyenne au bâton de 0,107 en 12 matchs présaison ne laissait rien présager de bon, surtout avec une autre année à écouler à son contrat. Quant à Springer, il n’a jamais douté de ses moyens. En mars dernier il affirmait avec confiance « je me sens vraiment bien. Ce qui compte, c’est le processus », affirmait-il, avec la foi tranquille de ceux qui ont vu neiger et qui savent que l’hiver n’annule pas le printemps.

Le vétéran des Blue Jays vit présentement un regain offensif avec des coups de circuit décisifs. Durant les 63 premiers matchs de la saison 2025, il a frappé 10 coups de circuits et produit 30 points. S’il reste en santé et maintient cette cadence, il pourrait connaitre sa saison la plus productive depuis son arrivée à Toronto.

Il ne fait pas s’emballer trop rapidement. Springer est une vedette vieillissante. Ses périodes creuses sont extrêmement creuses. Par exemple, du 19 avril au 20 mai, il était l’ombre d’un ancien joueur étoile avec une moyenne de 0,182, un OPS (« on-base plus slugging ») une statistique populaire qui mesure la présence sur les buts et la puissance des frappeurs, famélique de 0,679. Ces statistiques amènent une lucidité qu’on doit toujours garder à l’esprit.

PHOTO: Dans le cycle actuel, George Springer est redevenu menace offensive.

Le sport professionnel, comme la vie, est fait de cycles. Dans le cycle actuel, Springer est redevenu menace. Depuis le 26 mai, il semble plus patient au bâton, satisfait d’atteindre les coussins avec un but sur balle au lieu d’essayer de faire contact avec la balle à tout prix. En date du 11 juin il avait une moyenne au bâton de 0,286, avec cinq circuits et 12 points produits. Il frappe surtout quand ça compte : deux circuits décisifs en deux jours, dont un samedi 7 juin dans une remontée victorieuse face aux Twins du Minnesota.

Il avait commencé l’année en trombe, avec une moyenne de 0,385 et un OPS de 1,056 lors des 18 premiers matchs. Il était le moteur d’un alignement en panne. Puis, comme le vent qui change de direction sans prévenir, il a connu un autre passage à vide. Était-ce seulement un feu de paille? Était-il redevenu un boulet financier pour l’équipe? Était-ce seulement la fin d’une belle séquence qui en présage une autre? Tout est possible.

PHOTO: Au lieu que l’attaque repose strictement sur Vladimir Guerrero Jr., un joueur différent semble jouer les héros offensifs à chaque match.

Une forme retrouvée qui tombe à point pour les Jays

Les Blue Jays semblaient condamnés à une autre saison de misère en avril. Le désespoir fait maintenant place à l’optimisme. Malgré une infirmerie pleine : Max Scherzer, Anthony Santander, Daulton Varsho, Yimi Garcia, Nick Sandlin; l’équipe gagne. Au lieu que l’attaque repose strictement sur Guerrero ou Bichette, un joueur différent semble jouer les héros offensifs à chaque match.

Les vétérans comme Springer et Alejandro Kirk montrent la voie à Addison Barger, Ernie Clement, Alan Roden et d’autres jeunes loups.

PHOTO: George Springer incarne cette résilience collective des Blue Jays.

Depuis le 8 mai, leur bilan de 20 victoires en 30 matchs est le meilleur de la Ligue américaine, à égalité avec les Yankees. Leur moyenne avec des coureurs en position de marquer est la meilleure des majeures. Les frappeurs sont plus sélectifs avant de s’élancer et grignotent du terrain quand ils atteignent les sentiers. S’ils maintiennent cette cadence, les Jays pourraient participer aux séries.

Springer, bien qu’il ne soit plus le voltigeur rapide qu’il était, incarne cette résilience collective. L’entraineur-chef John Schneider voit un nouveau George Springer par rapport à celui qu’il a vu en 2024, un joueur qui prend encore plus de plaisir à jouer maintenant qu’il n’a plus à courir après les honneurs.

« Georgie a trouvé une certaine paix… il se contente de jouer et de croire en ses capacités » a déclaré Schneider en mai dernier. Springer, lui, ne promet rien. Il avance, un match à la fois, une présence au bâton après l’autre, avec l’humilité qui vient avec chaque cycle d’une carrière professionnelle.  

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