Edmonton récompense Draisaitl, Toronto fait poireauter Marner
Même si les Oilers et les Maple Leafs ont des structures salariales similaires les deux équipes ont des approches diamétralement opposées quand il est question du renouvellement de contrat des superstars Leon Draisaitl et Mitch Marner.
Depuis leur défaite en finale de la Coupe Stanley les Oilers étaient anxieux de renouveler le contrat de Draisaitl. Pendant ce temps, les Leafs semblent vouloir laisser Marner écouler la dernière année de son contrat et risquer de perdre ses services l’été prochain sur le marché des joueurs autonomes sans compensation.
Qu’est-ce qui explique leurs différentes approches?
Les Oilers d’Edmonton n’auraient pas pu forcer un 7e et ultime match contre les Panthers de la Floride sans la contribution énorme de Draisaitl. En 74 matchs en séries, Draisaitl maintient une moyenne de 1,45 point par match. Ses performances le place au cinquième rang de tous les temps pour la moyenne de point par match en séries. Wayne Gretzky (1,837 ppm), Mario Lemieux (1,607 ppm), Connor McDavid (1,581 ppm) et Barry Pederson (1,529 ppm) sont les seuls qui le devancent dans cette catégorie.

Draisaitl performe quand ça compte. Les Oilers viennent de le récompenser avec contrat de huit ans d’une valeur de 112 millions de dollars américains.
« Les joueurs comme Leon sont spéciaux », a déclaré le directeur général Stan Bowman aux journalistes le mardi 3 septembre. « Il n’y a pas beaucoup de gens sur la planète qui peuvent jouer au hockey comme lui. Nous ne pourrons jamais remplacer ce que Leon apporte. Pour moi, il n’y a jamais eu aucun doute. On aura certainement des défis à relever dans le futur, mais c’est à nous de les résoudre plus tard » a-t-il expliqué.
Lorsque son nouveau contrat entrera en vigueur en 2025-2026 Draisaitl touchera 14 millions par année faisant de lui le joueur le mieux payé de la LNH. C’est un peu plus que les 13,25 millions de dollars que touchera Auston Matthews des Maple Leafs l’an prochain et au cours des 3 saison suivantes.
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Même lorsqu’on met de côté ses performances en séries, Draisaitl a une longueur d’avance sur Marner et Matthews en saison régulière. Matthews a compilé 444 points en 350 matchs au cours des cinq dernières saisons. Marner a obtenu 415 points en 335 matchs. Draisaitl a accumulé 538 points en 368 matchs durant la même période, ce qui le place au deuxième rang parmi les meilleurs marqueurs de la LNH durant cette période. Son coéquipier Connor McDavid est le seul à avoir accumulé plus de points au cours des 5 dernières années.
Les Oilers voient Draisaitl comme un rouage essentiel dans leur quête d’une première Coupe Stanley depuis 1990 alors que Marner en arrache en séries. Il arrive au 79e rang de la liste des compteurs dans l’histoire des séries de la LNH avec une moyenne de point par match de 0,877.
Après chaque échec des Leafs en séries, Marner devient immédiatement la cible des critiques virulentes des partisans.

Dans une entrevue avec Pierre LeBrun de The Athletic en juin dernier, à la suite de l’élimination des Leafs, Brad Treliving a déclaré que « Mitch contrôle les choses en grande partie » en faisant référence à la clause complète de non-échange de Marner. « S’il existe un moyen d’améliorer notre équipe, nous le ferons. Mais nous n’allons certainement pas conclure un échange juste pour pouvoir bomber notre torse et dire : Regardez, nous sommes différents maintenant ».
Est-ce que le directeur général des Leafs prend la bonne décision en permettant à Marner d’écouler sa dernière année de contrat au lieu de lui offrir une prolongation immédiatement?

Le chroniqueur du Toronto Sun Steve Simmons répond par l’affirmative. Selon lui, la direction des Leafs doit attendre avant de prendre une décision pour voir comment il s’intègre le nouveau style de jeu que du nouvel entraîneur Craig Berube.
Simmons encourage les Leafs à attendre jusqu’aux séries éliminatoires pour voir si Marner peut offrir des performances similaires à celles de Draisaitl.

Marner n’a pas encore 30 ans. C’est un gros risque qui nous amène au cœur du dilemme de la direction. Risquer de perdre les services de Marner l’été prochain sur le marché des joueurs autonomes pour récupérer 11 millions de dollars sous le plafond salarial. L’autre solution c’est d’investir encore plus d’argent pour garder les services de Marner sans aucune garantie qu’il sera meilleur en séries ou qu’une autre équipe voudra éventuellement prendre en charge son gros contrat pour obtenir ses services.
Pour les Oilers le renouvellement du contrat de Draisaitl était une évidence. Pour les Leafs l’avenir de Marner est un casse-tête qu’ils ne savent pas comment résoudre, du moins pour le moment.



