DeMar DeRozan revient à Toronto pour faire la promotion de son livre
L’ancienne vedette des Raptors DeMar DeRozan était de passage à la librairie Indigo The Well du centre-ville de Toronto ce vendredi 13 septembre pour faire la promotion de son livre Above the Noise: My Story of Chasing Calm coécrit avec le journaliste sportif torontois Dave Zarum.
Le livre raconte l’histoire de DeRozan, son enfance à Compton, un quartier de Los Angeles ravagé par la drogue et les gangs de rues puis son ascension vers la NBA. En 2009 les Raptors le repêche au 9e rang et lui permettent de fuir la brutalité d’un quartier immortalisé en musique depuis le début des années 90 avec l’album Straight Outta Compton du groupe rap NWA. Dans le conflit opposant la star de Compton Kendrick Lamar et le rappeur torontois Drake, l’ancienne star des Raptors apparait dans le vidéoclip de Lamar pour la chanson « Not Like Us » qui dénigre Drake.
Dans son livre DeRozan détaille son combat contre la dépression et sa décision de parler publiquement de ses problèmes de santé mentale.
This depression get the best of me…
— DeMar DeRozan (@DeMar_DeRozan) February 17, 2018
En 2018, DeRozan a publié sur Twitter/X le message suivant : « Cette dépression prend le dessus sur moi… » Le tweet était tiré de la chanson Tomorrow de Kevin Gates. Il a parlé de ses problèmes de dépression cette année-là, alors que les joueurs de la NBA, dont Kevin Love, ont commencé à parler plus publiquement de santé mentale.
« En tant qu’hommes, et surtout en tant qu’hommes noirs, nous ne parlons pas assez de notre santé mentale. Nous avons du mal à admettre que les choses ne vont pas bien, même lorsque cela est évident pour tout le monde autour de nous. J’ai vu à quel point cela peut devenir toxique. J’en ai fait l’expérience moi-même, en gardant le silence jusqu’à ce que ma tête et mon cœur soient remplis d’un feu et de rage », écrit DeRozan dans son livre.
DeRozan a passé les cinq premières saisons de sa carrière à Toronto, où il est devenu le meilleur pointeur de tous les temps de l’organisation. Le 18 juillet 2018, il a été échangé aux Spurs de San Antonio en retour de Kawhi Leonard.
Lors de son passage sur les ondes de NBA on ESPN avec le commentateur sportif Stephen A. Smith DeRozan a déclaré que les Raptors de 2018-19 auraient quand même remporté le championnat de la NBA s’ils ne l’avaient pas échangé avec Jakob Poeltl pour obtenir les services de Kawhi Leonard, deux fois Joueur par excellence des séries de la NBA, et Danny Green.

Pour créer, raconter et inspirer, explorez le programme
Impact Médias Jeunesse.

« La seule personne que nous n’arrivions pas à battre était LeBron (James dans la Conférence Est) », a déclaré DeRozan à Smith. « Nous avions juste besoin d’un élément supplémentaire pour nous propulser au sommet. Et cet élément s’est avéré le départ de LeBron pour aller jouer sur la Conférence Ouest. Je n’ai aucun doute dans mon esprit que le même résultat se serait produit », a-t-il déclaré.
Lorsqu’il dit que le même résultat se serait produit… peut-être qu’il fait référence à une élimination des Raptors en 2e ronde des séries pour la énième fois 🤔😂 pic.twitter.com/iK8PYqeorq
— SportsMag (@sportsmag416) September 12, 2024
C’est cette dernière déclaration qui fait le plus réagir. James a mené les Cleveland Cavaliers à trois victoires consécutives contre les Raptors, dont deux par balayage.
DeRozan oublie peut-être qu’il a été cloué sur le banc pendant les 14 dernières minutes du match numéro 3 (qui s’est terminé par une remontée des Raptors avec DeRozan assis et James marquant un ridicule panier gagnant avec une main) et de son expulsion à la fin au troisième quart du match 4 après avoir été expulsé en exprimant sa frustration devant le balayage des Cavaliers.
Si DeRozan était demeuré dans l’uniforme des Raptors, il aurait dû élever son niveau de jeu de plusieurs crans pour vaincre les 76ers de Philadelphie au deuxième tour en 2019. Les Sixers étaient chargées à bloc et les Raptors ne l’ont emporté que grâce au tir emblématique de Leonard (sans parler de ses 34,7 points et 9,9 rebonds par match dans la série).
Toronto a ensuite dû battre Milwaukee et Golden State, Leonard ayant fait le gros du travail, même s’il a un peu ralenti vers la fin de la dernière série.

La confiance quasi inébranlable qu’affiche DeRozan en déclarant qu’il aurait mené les Raptors à un championnat s’il était resté à Toronto est ce qui lui a permis d’aller si loin dans la vie et de publier un livre qui retrace son parcours unique.

« J’essaie simplement de rejoindre tous ceux qui se sentent seuls, », a récemment déclaré DeRozan à la Presse Canadienne lors d’une entrevue. « Je veux leur montrer qu’il est possible de s’en sortir, et je les encourage également à faire preuve de vulnérabilité et à trouver de la force dans cette situation, et à montrer qu’il s’agit d’un cheminement continu. »
Âgé de 35 ans, DeRozan est sur le point d’entamer sa 16e saison dans la NBA et sa première avec les Kings de Sacramento.



