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FIFA 2026

Coupe du monde 2026 : privé d’Alphonso Davies, le Canada s’incline face au Maroc et quitte la tête haute

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Le rêve canadien à la Coupe du monde s’est arrêté samedi à Houston, avec une défaite nette de 3-0 contre le Maroc en huitièmes de finale. À ce niveau, il n’existe pas de victoire morale. Pourtant, le soccer canadien ressort grandi de ces trois semaines historiques.

Co-organisateur du tournoi, le Canada n’avait jamais récolté le moindre point en Coupe du monde avant cette édition. Depuis le début du tournoi, les premières se sont enchaînées : premier match nul en Coupe du monde contre la Bosnie-Herzégovine, première victoire face au Qatar pour accéder à la phase à élimination directe, première victoire en match éliminatoire contre l’Afrique du Sud, puis première qualification pour les huitièmes de finale avant cette élimination face au Maroc.

Le Canada a d’ailleurs longtemps tenu tête aux Marocains, contrôlant une bonne partie de la première période sans toutefois convertir sa domination territoriale en occasions franches.

Les hommes de Jesse Marsch ont réalisé cette progression sans leur meilleur joueur et capitaine, Alphonso Davies du Bayern de Munich. Freiné par une blessure aux ischiojambiers, le capitaine n’a disputé qu’un total de 15 minutes dans tout le tournoi, tandis que le milieu Ismaël Koné a vu sa compétition s’arrêter prématurément après une fracture contre le Qatar.

Toujours incommodé par sa blessure, l’entraîneur a demandé à Davies s’il se « sentait à 100 % » pour affronter le Maroc.

« Je lui ai répondu : « Non, pour être honnête. » On a besoin de joueurs sur le terrain qui sont à 100 %. Je n’y étais pas encore. C’est pourquoi j’ai pris la décision de rester assis et d’encourager les joueurs », a expliqué le capitaine après la rencontre.

PHOTO: Les hommes de Jesse Marsch ont réalisé cette progression sans leur meilleur joueur et capitaine, Alphonso Davies.

« Chaque fois que je faisais un pas, je ressentais quelque chose », a-t-il avoué.

Pour Jesse Marsch, la décision ne faisait aucun doute. « Il n’allait pas jouer. Nous avons rencontré l’équipe médicale vendredi soir et espérions une amélioration samedi matin. Même après l’échauffement, il ne se sentait pas mieux. Il voulait tellement jouer qu’il a tenté de s’échauffer à la mi-temps, mais nous ne voulions pas prendre ce risque. C’était la bonne décision ».

Fin de parcours pour le Canada

Jusqu’à la mi-temps, l’optimisme était pourtant permis du côté canadien. Pendant 45 minutes, le Canada a imposé un jeu discipliné et agressif qui a privé le Maroc d’espaces. Au retour des vestiaires, les Marocains sont revenus avec un tout autre visage : plus déterminés et surtout plus rapides. Les Canadiens ont tenu le coup jusqu’à ce que quelques erreurs fassent basculer la rencontre.

PHOTO: L’entrée d’Alphonso Davies avait complètement transformé le rythme du Canada contre l’Afrique du Sud.

Né à Montréal, le gardien marocain Yassine Bounou s’est montré intraitable. Ses arrêts spectaculaires, combinés à l’efficacité d’une attaque redoutable, ont mis en lumière le fossé qui existe entre une puissance mondiale et une équipe en pleine ascension.

Après une première période difficile, le Maroc a complètement renversé la vapeur. Un coup franc d’Azzedine Ounahi à la 50e minute a ouvert la marque. Ounahi a ensuite doublé l’avance à la 82e minute avant que Soufiane Rahimi ne complète le pointage en temps additionnel. Le Maroc est même passé tout près d’inscrire un quatrième but.

Le Maroc s’est finalement montré trop fort pour l’équipe de Jesse Marsch. Ce scénario n’a rien d’étonnant. Son style de jeu exige une intensité physique et une concentration constante pendant 90 minutes, laissant très peu de place à l’erreur. C’est probablement le prochain défi de cette génération : maintenir ce niveau d’exécution du début à la fin face aux meilleures équipes du monde.

Après la rencontre, Jesse Marsch a fait réagir en affirmant que « le Canada était la meilleure des deux équipes ».

Les Lions de l’Atlas affronteront la France en quart de finale le 9 juillet avec l’ambition de devenir la première nation africaine à remporter la Coupe du monde. L’histoire coloniale ajoute une dimension particulière à ce duel.

Le Canada était diminué par plusieurs blessures importantes qui laissent place à plusieurs aux questions hypothétiques. Et si Moïse Bombito avait été à 100 %? Et si Ismaël Koné avait pu affronter le Maroc? Et si Marcelo Flores avait représenté une option à l’aile gauche? Et si Alphonso Davies avait pu contribuer pleinement dans les transitions offensives et par son leadership?

PHOTO: Né à Montréal, le gardien marocain Yassine Bounou s’est montré intraitable.

Malgré cette élimination, le parcours canadien est loin d’être décevant. Les Rouges ont démontré qu’ils appartiennent désormais à ce niveau de compétition. Leur progression au classement de la FIFA semble appelée à se poursuivre. Déjà difficile à affronter, le Canada dispose des bases nécessaires pour devenir, avec davantage de profondeur, d’expérience et d’efficacité dans les deux surfaces, une menace régulière pour les meilleures nations du football mondial.

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