Coupe du monde 2026 : les blessures compromettent-elles les chances du Canada?
L’année de misère se poursuit pour les Rouges. À l’aube de leur entrée en scène à la Coupe du monde à Toronto, plusieurs blessures touchant des joueurs importants soulèvent des inquiétudes quant aux chances du Canada de dépasser le premier tour.
Les choix de Jesse Marsch
Il y avait peu d’incertitudes quant au nom des 23 ou 24 premiers joueurs identifiés par le sélectionneur canadien. La plupart sont connus depuis quelques mois. Le véritable défi pour Jesse Marsch consistait plutôt à déterminer quels joueurs blessés seraient suffisamment rétablis pour contribuer de façon significative au tournoi.
On peut nommer: Alphonso Davies, Moïse Bombito, Promise David, Alfie Jones, Richie Laryea, et Jacob Shaffelberg, tous à la recherche de leur pleine forme. De plus, le seul joueur canadien qui pouvait jouer le rôle de ‘joker’ en fin de match, Marcello Flores, un attaquant plein de verve et qui n’hésite pas à affronter les défenseurs à un contre un, a subi une blessure deux semaines avant le premier match contre la Bosnie-Herzégovine. Pour le remplacer, on verra Jaden Nelson, un attaquant de la MLS qui s’est bien débrouillé en match préparatoire il y a quelques jours.
Un des jeunes joueurs les plus prometteurs du Canada risque de se retrouver parmi les 26 sélectionnés si Bombito n’est pas retenu par Marsch en raison de sa blessure. Ralph Priso, des Whitecaps de Vancouver, est un défenseur dynamique aussi capable de jouer comme milieu défensif. Une bonne solution.
Donc, peu de surprises dans le choix des 26 porte-couleurs canadiens. Parmi les omissions, on voit Kamal Miller et Junior Hoilett, deux joueurs qui ont beaucoup ralenti. Peut-être la plus grande injustice est l’absence du gardien James Pantemis, auteur d’une très bonne saison en MLS jusqu’ici.
Le Onze type du Canada … un peu inattendu
Les blessures compliquent la préparation de Jesse Marsch. Deux des quatre défenseurs qui devraient être sur le XI partant risquent de n’avoir qu’un rôle de figurant dans le tournoi: il est douteux que Moïse Bombito et Alphonso Davies soient sur le terrain le 12 juin pour le premier match et même au-delà.

C’est donc le plus jeune joueur de la sélection, Luc de Fougerolles, de Fulham (en prêt en Belgique cette saison) qui sera partant au centre. Il sera, aux côtés de Derek Cornelius qui a été mis au rancart par son manager chez les Rangers de Glasgow et qui a très peu fouler le terrain cette saison.
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Les partant contre les Bosniaques, et ensuite le Qatar et la Suisse, seront sans doute:
● Maxime Crépeau devant le filet, un vote de confiance important de la part du sélectionneur.
● Alistair Johnston et Richie Laryea comme latéraux, avec Cornelius et De Fougerolles au centre de la défense.
● Au milieu, Ismaël Koné et Stephen Eustaquio dans l’axe, soutenus sur les ailes par Liam Millar et Tajon Buchanan.
● En attaque, Jonathan David et Cyle Larin auront la responsabilité de produire les buts dont le Canada aura grandement besoin.
Les chances du Canada

Après avoir inscrit son premier but en Coupe du monde au Qatar grâce à Alphonso Davies, le Canada tentera maintenant de décrocher sa toute première victoire. Pour plusieurs observateurs, le match contre le Qatar représente la meilleure occasion d’y parvenir. Une seule victoire pourrait même suffire à assurer une place au tour suivant.

Les blessures compliquent toutefois la tâche, d’autant plus que toutes les équipes du groupe B représentent des adversaires crédibles. La principale faiblesse du Canada demeure son manque de finition offensive.
Jonathan David sort d’une saison décevante avec la Juventus et peine encore à retrouver son efficacité sous le maillot canadien. À l’inverse, Cyle Larin arrive en confiance après une excellente fin de saison avec Southampton, qui lui a valu un contrat permanent.
La principale lueur d’espoir provient du retour en forme de Promise David. Son impact physique et sa capacité à attaquer les espaces pourraient faire la différence contre des défenses fatiguées en fin de rencontre.
Le verdict
Le scénario le plus réaliste passe par un match nul contre la Bosnie-Herzégovine et une victoire contre le Qatar. Un résultat positif contre la Suisse relèverait de l’exploit, mais rapprocherait grandement le Canada de la qualification.
Trois ou quatre points semblent à la portée des hommes de Jesse Marsch. Et une fois la phase de groupes franchie, tout devient possible.



