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FIFA 2026

Coupe du monde 2026 : Le Canada remporte son premier match éliminatoire face à l’Afrique du Sud

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À chaque match, le Canada écrit une nouvelle page de son histoire. Cette victoire de 1-0 contre l’Afrique du Sud en seizièmes de finale en est une autre. Les hommes de Jesse Marsch deviennent le premier pays hôte à disputer un match de Coupe du monde à l’extérieur de ses frontières et, surtout, remportent leur tout premier match à élimination directe.

Sur papier, ce rendez-vous du dimanche 28 juin semblait à la portée des Canadiens. Sur le terrain, ce fut tout sauf une balade du dimanche.

L’enthousiasme qui s’est emparé du Canada n’a toutefois pas traversé l’Atlantique. En France, le journaliste Daniel Riolo est demeuré très mesuré. « Ça ressemble à une victoire méritée du Canada même si l’Afrique du Sud n’a pas été ridicule », a-t-il déclaré sans enthousiasme à After Foot sur RMC.

Selon lui, le Canada entre maintenant dans une toute autre catégorie de compétition.

« Ce n’était pas un match de haut niveau. Il y avait de grosses carences techniques. On était dans la « Ligue 2 mondiale » qu’a voulu (Gianni) Infantino », a-t-il lancé, décochant au passage une flèche au président de la FIFA.

PHOTO: Jacob Shaffelberg a préparé le superbe but de Stephen Eustaquio permettant au Canada de remporter son tout premier match à élimination directe.

L’analyse de Riolo n’est pas entièrement fausse. Le déroulement du match a encore une fois démontré que tout peut arriver sur un terrain de foot. Les tactiques et le jeu physique des Sud-Africains ont souvent dérangé les Canadiens. Les Rouges ont même paru dépassés par l’envergure du match et ont dû batailler jusqu’au dernier coup de sifflet.

Le jeu des ailiers (Buchanan et Millar qui étaient partants) a été étouffé presque complètement par une belle couverture des latéraux sud-africains. Au milieu, l’espace était mince et objet de durs combats. Saliba et Eustaquio ont eu du pain sur la planche pendant tout le match.

PHOTO: L’entrée d’Alphonso Davies a complètement transformé le rythme du Canada.

En attaque, ça été aussi souvent brouillon. Du jeu hésitant, des passes mal calibrées sont venus faire avorter plusieurs attaques canadiennes. Il semblait bien que la difficulté des Rouges à marquer pouvait causer leur perte.

L’entraîneur Jesse Marsch a pris des risques avec sa sélection. Tani Oluwaseyi a été préféré à Cyle Larin et Promise David en raison de sa rapidité. Mais encore une fois, son manque de finition aurait pu coûter au Canada. La présence de Moïse Bombito sur le XI partant donne cependant des espoirs pour la suite. Il a été calme et a bien défendu avec un superbe tacle en profondeur près de son but.

Les changements apportés par Marsch ont été bien récompensé généralement même si Nico Sigur s’est pris un carton jaune pas très intelligent tout de suite en entrée de jeu. Il s’est remis et a permis au Canada d’assurer les choses au milieu en deuxième demie.

Luc de Fougerolle a aussi bien fait quand Bombito est sorti. Calme, malgré son jeune âge, il est excellent à relancer l’attaque.

PHOTO: Presque inconnu il y a trois ans, le jeune défenseur Luc de Fougerolles poursuit son ascension.

Promise David a eu une sortie un peu plus timide cette fois-ci mais il continue d’offrir des occasions à ses partenaires en attaque. Ce sont les deux autres changements de Jesse Marsch qui ont changé le cours de cette rencontre.

Le retour d’Alphonso Davies au moment opportun pour le Canada

L’entrée de Jacob Shaffelburg, puis surtout celle d’Alphonso Davies, a complètement transformé le rythme du Canada. Après avoir refusé de faire jouer Davies lors des deux premiers matchs contre la Bosnie-Herzégovine et le Qatar, Marsch avait affirmé qu’il serait envoyé dans la mêlée contre la Suisse. « Il est en pleine forme », avait-t-il déclaré. « On verra comment ça se passe, mais je m’attends à ce qu’il joue ».

PHOTO: Le retour d’Alphonso Davies arrive au moment opportun pour le Canada.

Son retour s’est finalement produit à Los Angeles plutôt qu’à Vancouver, avec un impact immédiat. Toutes les attaques du Canada ont plus de mordant quand Davies est sur le terrain. Shaffelburg, de son côté, est une arme efficace en fin de match lorsque les défenseurs adverses sont fatigués.

C’est d’ailleurs à la suite d’un centre dangereux par Shaffelberg qui a préparé le superbe but d’Eustaquio. Une frappe basse, puissante et précise qui a envoyé le Canada en huitièmes de finale.

Le Canada peut rêver, mais la suite des choses s’annonce encore plus difficiles avec le Maroc ou les Pays-Bas comme prochains adversaires. Des Goliaths du foot contre le David Canadien. Le Canada devra encore une fois hausser son niveau de jeu s’il souhaite prolonger son aventure. La marge d’erreur se rétrécit et les occasions ratées seront beaucoup plus difficiles à pardonner. Tout ce qui suivra ne sera que du bonus… tout en causant des maux de poitrine aux partisans.

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