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FIFA 2026

Coupe du monde 2026 : Comment l’Espagne a battu l’Argentine de Lionel Messi

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L’Espagne a remporté sa deuxième Coupe du monde, seize ans après son premier sacre en Afrique du Sud. Comme en 2010, elle a dû attendre la prolongation. Cette fois, Ferran Torres a inscrit le but décisif à la 106e minute pour vaincre l’Argentine et empêcher Lionel Messi de devenir le premier capitaine à soulever deux Coupes du monde d’affilé. Emiliano Martínez a longtemps maintenu les siens dans le match grâce à plusieurs arrêts miracles, mais l’attaque de l’Argentine était en panne.

Comment résumer cette finale? Un affrontement fermé, somme toute assez ‘agricole’. On était bien loin de la fête du football de 2022. Les nombreuses interruptions ont empêché la rencontre de trouver son rythme et le spectacle chorégraphié de 27 minutes n’a pas aidé.

PHOTO: Lorsque le jeune prodige espagnol Lamine Yamal a enlacé un Lionel Messi en larmes à la fin de la finale de la Coupe du monde, le geste avait quelque chose de symbolique.

Avant le coup d’envoi, deux questions dominaient: comment les joueurs de l’Albiceleste allaient-ils être en mesure de neutraliser Rodri et comment l’Espagne allait-elle limiter l’influence de Lionel Messi?

La réponse est rapidement apparue. Le plan espagnol a parfaitement fonctionné. À 39 ans, Messi a disputé son match le plus discret du tournoi. Il n’a touché son premier ballon qu’au coup d’envoi avant de disparaître pendant de longues séquences. L’Argentine n’a cadré aucun tir en première moitié et s’est montrée incapable de créer le moindre danger.

Après 120 minutes, le constat était simple: les Espagnols maîtrisaient toutes les phases du jeu, particulièrement au milieu où Rodri a été exceptionnel.

En fait, il n’est pas faux d’affirmer qu’une seule équipe s’est présentée avec l’intention d’afficher un jeu offensif et cohésif. Les spectateurs ont assisté au triomphe d’une sélection issue d’une décennie de formation au niveau national en Espagne. L’identité est claire. Le désir de réaliser un style de jeu axé sur la possession et un élan positif déployé pendant toute la partie.

De l’autre côté, les Argentins étaient dépourvus d’ambition et de fougue. C’est comme si l’idole Messi était le seul joueur de talent, entouré de 10 hommes plus enclins à faucher l’adversaire que de marquer ou de présenter du style.

PHOTO: Rodri a été officiellement sacré meilleur joueur du tournoi, menant l’Espagne à son deuxième titre de champion du monde de la FIFA grâce à des performances magistrales au milieu de terrain.

Est-ce que Rodri a été le joueur le plus influent de la Coupe du monde?

Messi demeure le joueur qui a le plus marqué l’imaginaire de ce tournoi grâce à plusieurs performances décisives. Mais si on parle strictement d’influence sur le jeu, Rodri mérite sans doute la première place.

Le milieu de terrain de Manchester City a dicté le rythme de toutes les rencontres espagnoles. Sa lecture du jeu, son pressing, sa qualité de passe et son calme sous pression ont été déterminants, notamment en demi-finale contre la France puis en finale.

PHOTO: L’adolescent Yamine Lamal a connu un bon parcours mais sans plus.

Messi, sans doute le plus grand joueur de tous les temps, a très peu été vu dans cette finale. La défensive espagnole et les milieux de terrain, animés par Rodri, l’ont tout simplement étouffé. La seule arme qui restait aux Argentins c’est celle axée sur l’anti-jeu: faire souffrir l’adversaire physiquement, couper le match, briser tout le rythme.

Les Argentins n’ont jamais été menaçants. Ils n’ont eu aucun tir en direction du filet d’Unai Simon avant la 117e minute de jeu! Du jamais vu. De leur côté, les Espagnols sont demeurés patients, ont conservé leur style de jeu sans fautes, pour enfin marquer le seul but du match à la 106e minute.

Ferran Torres, le Barcelonais, est le nouveau héros de la Rioja. En présence du Roi Felipe, l’attaquant a su garder son calme et a cadré son tir, à la suite d’une superbe tête de Nico Williams qui a rabattu le ballon devant le filet adverse. Un rare beau moment de foot dans un match techniquement terne.

Il faut admettre que l’Espagne a été solide pendant tout le tournoi. Une machine sans faille et une défensive presque impénétrable. C’est donc sans surprise que les Espagnols ont aussi remporté la plupart des trophées individuels accordés par la FIFA à la fin du tournoi.

PHOTO: Le président de la FIFA, Gianni Infantino, fait l’objet d’une plainte déposée auprès de la commission d’éthique du Comité international olympique après le lobbying exercé par Donald Trump en faveur de la levée de la suspension d’un joueur américain.

Rodri, joueur d’exception dans ce tournoi où les Espagnols ont gagné leur deuxième Coupe du Monde, a été choisi le meilleur joueur de la compétition. Le jeune défenseur Pau Cubarsi (dont la valeur sur le marché a certainement atteint les 100 millions d’euros !) a été désigné meilleur jeune joueur tandis que Unai Simon est le meilleur gardien.

PHOTO: Les Espagnols ont remporté la plupart des trophées individuels accordés par la FIFA. De gauche à droite: Pau Cubarsi, Rodri et Unai Simon.

Pour plusieurs observateurs, ce sacre était attendu. L’Espagne a tout simplement été la meilleure équipe de la compétition. Quant à l’Argentine, elle a donné l’impression d’avoir laissé beaucoup d’énergie lors de sa demi-finale contre l’Angleterre. Lionel Messi quitte peut-être la scène mondiale sans un deuxième titre consécutif, mais son héritage demeure intact. Cette finale, toutefois, appartient entièrement à l’Espagne.

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