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Brandon Ingram veut prouver aux Raptors qu’il fait (encore) partie de l’élite

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Plus de 300 jours après son dernier match en saison régulière, Brandon Ingram s’apprête enfin à revêtir l’uniforme des Raptors.

Depuis sa grave entorse à la cheville le 7 décembre 2024, alors qu’il portait encore l’uniforme des Pélicans de La Nouvelle-Orléans, Ingram est tombé dans l’oubli. Sélectionné en tant que réserviste au match des étoiles de 2020, Ingram a vu sa carrière ralentir, freinée par les blessures.

Un nouveau classement d’ESPN l’a relégué au 77e rang des meilleurs joueurs de la NBA, une chute vertigineuse de 37 places par rapport à l’an dernier et bien loin de sa 26e position en 2021. Le joueur des Raptors le mieux classé est Scottie Barnes au 30e rang. Pour Ingram, 28 ans, pièce maitresse dans l’échange qui avait envoyé Anthony Davis aux Lakers en juillet 2019, la pente semble abrupte.

PHOTO: Les Raptors ont réussi un tour de force en ciblant une vedette américaine comme Brandon Ingram qui voulait sincèrement venir jouer au Canada.

Un pari de 120 millions sur un joueur oublié

Le 6 février dernier, quelques minutes avant la date limite des transactions, Masai Ujiri et Bobby Webster ont fait un pari audacieux en faisant l’acquisition d’Ingram durant sa convalescence. Sans qu’il ait eu la chance de jouer une seule minute dans l’uniforme de sa nouvelle équipe ils lui ont offert une prolongation de trois ans de 120 millions de dollars.

Cette décision a fait sourciller. Après tout, Ingram traîne une réputation : celle d’un joueur bourré de talent, mais trop souvent blessé et jamais associé à des équipes gagnantes. Une simple coïncidence? Peut-être pas. Les longues absences ont parfois l’avantage de creuser la faim, d’aiguiser la volonté.

Les Raptors ont complété leur présaison 2025 avec un bilan de 4 victoires et 2 défaites. Ingram n’a montré aucun signe de rouille. En quatre matchs, il a maintenu une moyenne de 24 points en 36 minutes de jeu, retrouvant sa touche magique et le calme qui faisaient de lui un cauchemar pour les défenseurs. Si Ingram maintient cette cadence, il pourrait bien justifier chaque dollar de son contrat et transformer Toronto dans l’Est.

PHOTO: Brandon Ingram traîne une réputation : celle d’un joueur bourré de talent, mais trop souvent blessé et jamais associé à des équipes gagnantes.

« C’est un assassin silencieux », affirme Ochai Agbaji, qui se frottait régulièrement à Ingram lorsqu’ils étaient tous deux dans la Conférence Ouest. « Il est capable de placer des tirs difficiles, même la main levée, même avec une défense physique et sous pression. Il a la taille, la carrure… c’est un de ces archétypes de joueurs que beaucoup essaient d’imiter, mais qu’on ne peut pas copier » explique Agbaji au réseau Sportsnet.

PHOTO: Avec les similitudes des styles de jeu de Barnes, Barrett et Ingram, l’entraîneur-chef Darko Rajakovic devra utiliser sa créativité pour éliminer les dédoublements pour que ça fonctionne sur le terrain.

Éviter l’infirmerie : La clé du succès des Raptors

La saison 2024-25 a laissé un goût amer : 30 victoires, 52 défaites, et une autre exclusion des séries. Les blessures à Scottie Barnes et Immanuel Quickley avaient plombé la première moitié de saison (bilan de 7-26 avant Noël).

Mais Toronto a retrouvé son souffle par la suite : 22 victoires en 43 matchs, une séquence encourageante qui a toutefois miné leurs chances à la loterie du repêchage avec des têtes d’affiche comme Cooper Flagg et Dylan Harper. L’arrivée d’Ingram et la signature de Sandro Mamukelashvili donnent un ton plus mature à un noyau jeune, ambitieux, mais encore fragile.

PHOTO: L’effectif actuel des Raptors a une certaine profondeur avec la signature de l’agent libre Sandro Mamukelashvili.

Selon Tim Bontemps d’ESPN, les Raptors pourraient viser le 5e rang dans l’Est, devant les Pacers et, pourquoi pas, les Sixers. Un scénario optimiste, certes, mais dans une conférence où les Celtics (Jayson Tatum) et les Pacers (Tyrese Haliburton) commencent l’année fragilisés par l’absence de leurs meilleurs joueurs, le champ semble ouvert.

La recrue Collin Murray-Boyles a impressionné en présaison, mais une blessure à l’épaule le tiendra à l’écart en début de saison. Pour Toronto, la priorité est claire : rester en santé pour se tailler une place en séries.

PHOTO: Collin Murray-Boyles a impressionné en matchs présaison.

Darko Rajakovic et Gradey Dick : destins en parallèle

Pendant qu’Ingram tente de raviver sa carrière, un autre Raptor cherche encore ses repères. Gradey Dick, choix de premier tour en 2023, entame sa troisième saison à Toronto, mais peine à s’imposer.

PHOTO: Gradey Dick, choix de premier tour en 2023, entame sa troisième saison à Toronto.

Son entraîneur Darko Rajakovic, lui aussi à sa troisième année à la barre, connaît bien ce passage à vide. Interrogé le 29 septembre dernier durant la journée des médias, il a décrit la « guigne de la deuxième année » dans la NBA comme une période de turbulence.

PHOTO: Gradey Dick, choix de premier tour en 2023, entame sa troisième saison à Toronto.

« Tu crois avoir tout compris après ta première saison, puis la réalité te rattrape. Gradey a commencé sur la liste des blessés, mais il a beaucoup travaillé. Il est plus fort, plus explosif, plus lucide. Cette saison, il devra miser sur l’efficacité, trouver ses marques et aider l’équipe à gagner ».

Ingram et Dick représentent deux visages d’un même projet : celui d’une franchise en reconstruction accélérée, entre jeunesse et ambition.

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