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Maple Leafs

À quand le congédiement de Brendan Shanahan par les Maple Leafs?

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Les Maple Leafs ont la vilaine habitude de ranimer les espoirs de leurs partisans avant de les trahir de la façon la plus cruelle possible. Au lieu de se faire éliminer lors du sixième match à Sunrise en Floride, ils ont forcé la tenue d’un septième et ultime match à domicile pour se faire écraser 6 à 1 (le score final aurait été 7 à 1 si le deuxième but de Seth Jones avait été alloué) devant leurs partisans en furie.

Même Matthew Tkachuk des Panthers sent l’insoutenable lourdeur des attentes des partisans des Leafs éconduits depuis 1967.

Par où commencer?

Avec l’arrivée de l’ex-dur à cuire Craig Berube derrière le banc, les propriétaires de l’équipe ont réussi à convaincre à peu près tout le monde qu’il allait botter le derrière des vedettes de l’équipe comme son prédécesseur Sheldon Keefe n’a jamais réussi à le faire en séries.

À plusieurs égards, le style de jeu des Maple Leafs a évolué de diverses manières tout au long de la saison régulière. Ils pratiquent un échec-avant beaucoup plus soutenu. Ils font preuve de patience pour trouver des failles dans la posture des adversaires. Ils évitent d’ouvrir le jeu et sont plus imposants physiquement en défensive que l’an passé. Ils ont deux gardiens avec des taux d’efficacité de plus de 0,909 durant la saison régulière malgré leur manque d’expérience en séries.

Anthony Stolarz aurait dû être le gardien numéro un face à son ancienne équipe, mais a dû quitter le match d’ouverture de la série après avoir reçu un coup de coude à la tête de l’attaquant des Panthers Sam Bennett et un tir au visage plus tôt dans la rencontre.

PHOTO: Anthony Stolarz et Joseph Woll ont constitué un des meilleurs duos de la LNH avec des taux d’efficacité de plus de 0,909 durant la saison régulière.

Malgré un match complètement dominé par les Panthers, Joseph Woll n’est pas vraiment à blâmer pour la défaite, à part sur le cinquième but de Sam Reinhart. Les Leafs ont remporté les deux premiers matchs de la série à domicile. Les Panthers sont les champions en titre de la Coupe Stanley et n’allaient pas facilement courber l’échine. Ils sont bons. Ils sont agressifs et ils ont une profondeur immense à toutes les positions à commencer avec le gardien Sergei Bobrovsky.

C’était sans compter la présence de Brad Marchand. Aucun joueur de l’histoire des séries éliminatoires de la Coupe Stanley n’a autant tourmenté les Maple Leafs que l’ailier des Panthers. La petite peste affiche une fiche parfaite de 5-0 lors des septièmes matchs contre les Maple Leafs, remportant des victoires avec les Bruins de Boston en 2013, 2018, 2019 et 2024, avant de s’imposer avec les Panthers cette année.

PHOTO: Aucun joueur de l’histoire des séries éliminatoires de la Coupe Stanley n’a autant tourmenté les Maple Leafs que Brad Marchand.

Marchand a inscrit un but et deux passes lors de la victoire. « J’ai grandi en tant que partisan des Leafs. J’aime jouer contre eux. C’est vraiment amusant. Ce n’est pas quelque chose que j’aurai la chance de faire pendant encore bien longtemps », a-t-il déclaré après la septième défaite consécutive de Toronto lors d’un septième match.

À qui la faute?

On dit que le comble de l’absurdité consiste à répéter le même processus en espérant des résultats différents. Lorsque Brendan Shanahan est devenu président de l’équipe il y a onze ans, il a demandé aux partisans et aux médias d’éliminer la tendance de l’organisation à prendre des « raccourcis ».

Malgré l’embauche de 3 directeurs généraux et 3 entraineurs-chef différents, les deux choses qui demeurent constantes depuis l’embauche de Shanahan c’est sa foi inébranlable au noyau de quatre attaquants talentueux mené par Auston Matthews, William Nylander, Mitch Marner et John Tavares. Ils grugent plus de la moitié de la masse salariale. Marner et Tavares ont grandi à Toronto et qui sont toujours vertement critiqués devraient devenir joueurs autonomes sans compensation cet été.

PHOTO: Lou Lamoriello a travaillé sous la direction du président des Maple Leafs, Brendan Shanahan, qui a été le premier joueur que Lamoriello a repêché comme directeur général de la LNH lors du repêchage d’entrée dans la LNH de 1987.

« Ça a été le cœur de ma carrière », a déclaré Marner à propos de son expérience dans sa ville natale. « Ils ont peut-être pris un risque en choisissant un jeune torontois. Je serai éternellement reconnaissant d’avoir pu porter cette feuille d’érable et de faire partie des grandes légendes d’ici », explique Marner laissant entrevoir qu’il pourrait bientôt quitter Toronto.

PHOTO: L’ex-directeur général des Maple Leafs Kyle Dubas en compagnie de Brendan Shanahan.

« Les journalistes auront leur opinion, la direction prendra ses décisions », a déclaré Tavares. « C’est une très bonne équipe qui a fait beaucoup de bonnes choses, mais qui n’a tout simplement pas percé » ajoute Tavares qui a perdu son titre de capitaine avant le début de la saison.

Les médias avaient baptisé la vision de Shanahan avec le nom « Shanaplan ». Après onze ans en poste, le « Shanaplan » est un échec. Puisque le président des Maple Leafs est sans contrat au terme de cette saison, il n’y a aucun doute que Shanahan sera vraisemblablement le bouc émissaire.

PHOTO: Brad Treliving est le troisième directeur général embauché par Brendan Shanahan depuis 2014.
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